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10.05.2008

GTA IV, ou quand l'immoralité et le fun reprennent le dessus

ee5716170b9faec64e6f95dd1b79b0c7.jpgImmoral oui, mais jouissif aussi, je ne vais pas revenir sur la polémique, mais c'est un fait, le nouvel opus de la saga fétiche de Rockstar est terriblement addictif, tour d'horizon de cette dernière mouture.

Par quoi commencer ? Aucune idée en fait. Par la liberté que nous offre le soft peut être ? Ou sa diversité qui fait que GTA nous scotche une fois de plus à notre pad ? Beaucoup de choses à dire.

Niko, c'est le nom de l'anti-héros de cette épisode qui prend ses quartiers à Liberty City. Auparavant engagé dans la marine marchande, cette escale dans la grosse pomme made in Rockstar permettra à notre héros de revoir son cousin, expatrié depuis déjà belle lurette. C'est le début d'une épopée mafieuse pleine de crack, de voitures volées et d'assassinats en tout genre et introduite de fort belle manière via un générique très cinématographique.

Dès les premières minutes, l'habitué des Grand Theft Auto sent que la moteur n'est plus du tout le même. Niko, malgrès sa démarche particulière, se déplace de façon plus réaliste, et ce constat s'impose un peu plus à la suite du premier tour en voiture. Ce dernier vous fera complètement perdre toutes vos marques acquises avec le temps. Les véhicules sont dans l'ensemble plus lourds, les freins sont moins performant et la conduite est donc moins arcade, si je puis dire. Attention, ça n'en devient pas de la simulation pour autant, mais cette fois, si vous voulez négocier un virage correctement le freinage sera obligatoire. Exit le virage en fond de cinquième sous peine de traverser le pare-brise et de s'éclater sur le mur d'en face. b8f15b36933f257c37b19c977050420c.jpg

Concernant la plastique, c'est beau ! Même si un certain flou et un clipping indissociable de la série traine encore. En dehors de ça, c'est une ville de Liberty City tout en beauté qui nous est livrée. Pour s'en convaincre, un simple tour en hélicoptère suffit : le reflet d'un couché de soleil sur l'océan fera pétiller les rétines. Le jeu est cependant loin de transcender le must de cette génération, mais le graphisme reste de bonne facture et se place enfin au niveau du standing de la saga. Les bugs divers et variés des anciens opus sont, pour la plupart, gommés, même si d'autres leur ont pris la place. L'œil non-averti ne sera donc pas choqué au premier abord et il s'agit déjà un très bon point positif. Mais LE point sur lequel la plastique du jeu révèle un grand changement, concerne l'ambiance. Fini les couleurs flashy à la Vice City et bienvenue dans un univers plus sombre, plus réaliste, en bref plus adulte. Cette maturité se ressent aussi dans le gameplay et dans l'histoire, mais je reviendrais la dessus plus tard.

Pour finir avec le coté technique du jeu, la bande original est toujours fantastique, même si elle reste à mon goût en deçà de celle de San Andreas (après les goûts et des couleurs...). Un plus grand nombre de stations de radio sont dispos et font toujours autant dans la variété. En vrac on trouve de l'electro, du jazz, du hip-hop, du reggae et du rock avec des artistes comme Iggy Pop, Justice, etc. De quoi prendre son pied pendant les nombreuses missions que Niko devra accomplir.

d4c5de07b190dbb7d80238e00ea8fd1d.jpgComme tout bon GTA qui se respecte, ce quatrième épisode se devait d'être fun, et c'est une fois de plus le cas, pari remporté haut la main donc. Ce fun est en grande partie dû à deux points : la variété et la ville grouillante de vie. Mais si cette les missions (principales ou annexes) souffrent toutefois d'une certaine répétitivité (livraisons, courses poursuite, assassinats...), le système reste toujours le même et l'intérêt de les terminer toutes reste à poser pour les possesseurs de Playstation 3 - qui n'ont donc pas les succès a déverrouiller - et pour ceux qui ne poussent pas forcément les jeux dans leurs derniers retranchements. La trame principale est bien réglée, la difficulté suffisamment bien dosée pour ne pas décourager et ne laisse pas d'arrière gout âpre dans la bouche du hardcore gamer, comme certains jeux ont pu le faire dernièrement. L'histoire principale se dévoile par des cinématiques reflétant assez bien ce qu'on a déjà connu dans la série, le second degrès en moins (ou beaucoup plus dissimulé, avec des persos moins barrés qu'avant).

En plus de ces missions "officielle", d'autres possibilités s'offrent à vous. Des NPC secondaires - non indiqués sur la map - vous offriront la possibilité de vous faire un peu de cash ou viendront simplement vous demander votre aide. Et oui, GTA devient en plus un vrai petit simulateur de vie. Au cours de vos missions vous vous lierez d'amitié avec certains acolytes et entretenir de bonnes relations ne se fera pas sans quelques efforts de votre part. N'hésitez donc pas à sortir régulièrement au restaurant, faire un billard, aller en boite et s'enivrer. Dans la même veine, et conformément à ce qu'on a pu voir dans San Andreas, vous allez avoir l'occasion de draguer et même de vous mettre en couple. Comment cela ? Tout bêtement en suivant le fil des missions, ou se rendant sur un site de rencontre pour les plus chauds.que vous trouverez, Sortir avec votre amie vous fera gagner des points au près d'elle, et il va sans dire que plus vous serez appréciés, et plus la donzelle sera compréhensive et généreuse avec vous.

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Afin de gérer tout ces contacts, professionnels ou non, un téléphone portable fait son apparition. En plus du classique répertoire, il est possible de recevoir des SMS, de prendre des photos, et le mobile sera votre passerelle vers le mode multi-joueurs (je ne m'attarderais pas sur ce mode pour le moment, un autre article devrait voir le jour prochainement).

Je vous parlais plus haut de la ville. Je dois dire qu'après 40 heures de jeu, je n'ai pour le moment acquis que peu de repères en son sein, tellement celle-ci est immense. Oubliez San Andreas, ici le territoire est beaucoup plus vaste, mais pour le coup tout se ressemblerait presque, ce qui n'aide d'ailleurs pas à trouver des points de repère. Heureusement pour nous, les voitures sont toutes équipées de GPS, et ce gadget est le bienvenue lorsqu'il vous ai demandé de vous rendre d'un bout à l'autre de la ville. Il faudra cependant savoir en faire abstraction de temps en temps, car celui-ci vous donne le chemin le plus court certes, mais ne coupe pas a travers champ et prend en compte les sens interdit. Le chemin peut donc, en général, être encore raccourci, ce qui savérera vital lorsque le temps est compté.

Une des choses qui place cet épisode au-dessus de ses grand frères est le souci du détail. Nombre de petites choses oubliées dans le passé se retrouvent ici pour notre plus grand plaisir. Pour passez le temps, vous pourrez ainsi regarder la télé, faire un tour d'hélicoptère, prendre le taxi ou le métro. Même après de nombreuses heures de jeu, le joueur aura encore de quoi faire dans Liberty City, je ne peux vous le confirmer.30d6c3f8e56eb4fdf0c60e1564ee9de3.jpg

Autre point important dans GTA et qui est une fois de plus amélioré dans cette opus, les gunfights. Gears of War est passé par là et même la série se plie à la vue derrière l'épaule et vas y que je me couvre derrière un mur. Les gâchettes de tirs permettent de locker la cible choisie lorsqu'elles sont appuyées à fond, mais la visée reste libre si on laisse un peu de mou. Pas forcément pratique lorsque ça canarde, pareil pour les couvertures, le système n'est pas forcément au point et il n'est pas rare, dans des environnements resserrés, d'être obligé de s'y reprendre à deux fois pour se plaquer du bon coté du mur ou simplement pour repartir dans la bonne direction. Cette caméra un rien hasardeuse n'ampute en rien le plaisir de jeu et on trouve un confort assez inédit dans un titre de cette série.

Alors bien sûr, faire n'importe quoi en ville est une tradition à Liberty City, comme cela l'était à Vice City. Mais encore une fois, la police veille au grain. D'ailleurs, elle s'emballe peut-être moins vite que dans les précédents opus - il faudra plus de temps pour avoir les 6 étoiles que précédemment - mais elle est cependant plus agressive. Un nouveau système de fuite a ainsi été mis en place : une zone visible sur le radar délimite un périmètre de recherche qui s'agrandit au fur et à mesure de vos exactions. Sortir de cette zone et rester suffisamment longtemps hors de vue de la police permet de semer les représentants de l'ordre, et ainsi de perdre vos étoiles. Pratique quand vous avez simplement effleuré une voiture de police alors que vous n'avez pas envie (ou intérêt) à être poursuivi.

d3f2cfbff141eba5a0f4f9a566f837f9.jpgQue dire de plus ? Que malgrès ses défauts, pour la plupart technique, GTA reste ultra fun et c'est bien là ce que lui demande. Addictif au possible le soft de Rockstar est déjà le blockbuster de ce printemps. Les actionnaires de la firme ont donc plutôt bien fait de ne pas vendre à EA! GTA garde son titre et place la barre encore plus haute pour une concurrence qui avait déjà beaucoup de mal à faire aussi bien.
Lire l'avis 2 de GTA IV

Posté par kamoon

Commentaires

Il y a distinction à faire entre immoralité et amoralité. Et pour le coup, c'est le second terme qui s'applique le mieux à GTA IV ;)

Ecrit par : Memento | 14.05.2008

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