Du manga aux jeux vidéo, partie 1

Posté le 03 juin 2008 dans Dossiers

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Alors que le nouvel épisode de Dragon Ball Z s'apprête à débouler sous quelques jours, nous ressortons du placard le dossier consacré aux liens étroits qui existent entre JV et manga. La première partie du dossier donner un aperçu de la carrière du mangaka Akira Toriyama, qui a beaucoup œuvré dans les deux milieux. Nous ferons également une brève halte sur la carrière de Takehiko Inoue, auteur de Slam Dunk, Vagabond, Real et qui a bossé sur le Lost Odyssey de Sakaguchi.





Toriyama, sa vie
184fefffd8e267bedae5f6d1c3f584cb.jpgAkira Toriyama est né en 1955 dans le district d’Aichi, près de Nagoya, l’homme passera une grande partie de son enfance à la campagne. On pourra d’ailleurs s’apercevoir à de maintes reprises son goût prononcé pour les paysages idyllique de petit village au bord de la mer s’étendant à perte de vue. Je vous dirai bien que dès l’enfance ses principaux centres d’intérêt se focalisèrent sur le dessin, mais ce serait trop facile (tous les gamins dessinent), mais sachez juste qu’une BD fût marquante pour le jeune homme et l’influença tout au long de sa carrière, et ce n’est rien de moins que Tetsuwan Atom (comprenez Astro Boy). Il s’inscrira dans un lycée de dessin où son talent pourra être apprécié à sa juste valeur. Sorti de là, il ne tardera pas à trouver du travail dans une grosse boîte de design. Là, il se fait rapidement repérer, mais pas forcement au sens où on l’entend, en effet, il multiplie les retards, fait mine d’un certain refus de l’autorité, ses collègues le prennent pour un marginal au vu de ses habits, enfin bref, son début dans la vie professionnelle se fait timidement. Cependant, cette timidité ne l’empêchera pas de démissionner en 1977 pour se consacrer presque entièrement à sa passion, le manga. Il se présente alors à un concours de manga, et dès sa première participation !.... il ne gagna rien.... Un second ? Rien non plus, mais un autre homme l’a remarqué, et cet homme, c’est monsieur Torishima du magazine Shônen Jump.

Toriyama son œuvre
Ces premiers manga sont de cuisants échecs puisque présentés au concours cité ci-dessus, et ne seront jamais publiés, Awawa World et Mysterious Rain Jack. Cependant cela lui valut les faveurs du rédacteur Torishima. Et ce dernier suite à un court entretien téléphonique l’encouragera en lui demandant de ne pas abandonner. Quelques mois plus tard, le Weekly Shônen Jump publiera le premier véritable manga d’Akira Toriyama, Wonder Island. Mais ne rencontrant pas le succès escompté, il sortira Wonder Island 2 qui fut lui aussi un échec auprès du public. Ces manga d’une quinzaine de pages manquaient hélas d’originalité et souffraient d’une trop grosse lourdeur scénaristique. L’année suivante marquera la période la plus noire de sa carrière et il fallu attendre la publication de Tomato, Girl Detective pour que l’auteur connaisse son premier succès léger qui lui redonnera du courage.

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Le succès finit quand même par arriver en 1980 avec la sortie de Dr Slump to Arale-chan. Les soutiens arrivent en masse et Toriyama croule alors sous les lettres de fans de cette série scato, bourrée d’humour, bref un petit chef d’œuvre. Le premier tome sortira quelques mois plus tard et il en sortira 18 en cinq ans. Sortiront par la suite série TV et autre films. Bref Toriyama à percé, il se fait un nom.

S’en suivent quatre années où il sortira de petits manga tel que Pola & Roïd (accessoirement primé meilleur mangaka dans un concours organisé par Shônen Jump), mais c’est en 1984 que la carrière de Toriyama va connaitre une envolée épatante. S’inspirant d’une légende chinoise et de ses anciens mangas Dragon Boy et Tongpoo Adventure, Toriyama crée Dragon Ball. Le succès de Son Gokû et de Bulma est plutôt mitigé mais passé le premier, l’attachement est beaucoup plus net, et le succès est lancé. Alors que le deuxième tournoi des arts martiaux passionne tout les lecteurs de shônen, la Toei lance en 1986 la série animée favorisant d’autant plus le succès du papier.

6c12935ff1ffbd533b1bdb9a3b79c843.jpgA peu près à cette époque, une boite du nom de Enix s’offre les service de Toriyama en temps que character designer pour son nouveau jeu, Dragon Quest. Huit épisode après, Il est toujours là participant, entre autres, au succès de cette série aujourd’hui mythique. L’un de ces épisodes (La revanche de Daï) inspirera deux auteurs qui sortirent une série papier et animé, toutes deux connues en France sous le nom de Fly (mais une réedition viens de paraitre corrigeant l’erreur). Mais c’est aussi à cette époque que Bandaï adaptera la nouvelle série phare de l’artiste, DB, en jeux vidéo, premier d’une longue série. Son épopée vidéoludique ne s’arrête pas à la série des Dragon Quest (même si beaucoup s’en seraient contentés) il signe aussi le design des persos de Tobal 1 et 2, Go! Go! Ackman, mais aussi et surtout d’un jeux culte, Chrono Trigger. Ce jeux vous emmènera à travers le temps, à la recherche d’un moyen de sauver la Terre. Et pour ne pas changer, Akira Toriyama est de nouveau sur un gros coup, puisque encore aujourd’hui, ce jeu est considéré comme un des meilleurs de tout les temps et que les ventes du jeu se montent à près de 2,4 millions d’exemplaires au Japon. Le jeu sorti sur Super Famicom, sera repris plus tard et adapté à le PlayStation première du nom où Toriyama y aura ajouté des scènes bonus de son cru version animé. Une VHS sortira d’ailleurs à l’occasion de la convention annuelle V Jump. Mais cette année marque un tournant dans la carriere de l’artiste, puisque prend fin sa série phare, Dragon Ball. Apres le lancement de la deuxieme saison en 1988, Toriyama trouve enfin une fin à une série dont il ne voyait plus le bout et ce à la plus grande déception de ses fans qu’il qualifiera lui même de membre influent dans la réalisation et l’épanouissement scénaristique de sa série. Je suis parfaitement conscient que la vie de l’auteur ne s’arrete pas a Dragon Ball et Dragon Ball Z, mais je me suis efforcé de retracer son parcours atypique et ô combien marqué par le succès.

Takehiko Inoue
0af569a32c790011b547dede92df2ca3.jpgTakehiko Inoue est à l’image de Toriyama un homme aux multiples facettes. Même s’il a énormément travaillé sur manga papier, Son passage dans le jeu vidéo à pu etre remarqué grâce à l’adaptation de Slam Dunk, mais il fera en 1998 un petit détour plus personnel dans le jeu vidéo en devenant le character designer de One on One, jeu de basket bien évidemment. Mais c’est encore à l’heure actuelle que nous parlons le plus de lui, du moins au niveau du jeu vidéo, puisqu’il signe les personnage de Lost Odyssey, nouveau bébé de Myst Walker. Et au vu des dernieres images ou autres vidéos, je ne vois guère que le plagia d’un collègue pour retranscrire mon sentiment, «Inoue est un Dieu». Il incarne parfaitement cette génération de mangaka, arrivant à vivre avec leur temps et surfant sur deux vagues différentes, pour finalement réduire la frontière entre manga et jeux vidéo.

Dès demain, nous nous pencherons sur les principaux vecteurs qui font les liens entre les univers manga-animation et jeu vidéo.
Lire la seconde partie du dossier

Posté par Kreu pour Console Syndrome

Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : manga, akira toriyama |

Commentaires

Mon dieu! Je sais que ce commentaire est hors propos mais j'avais jamais fait gaffe à la tête de vainqueur qu'arbore ce cher Toriyama. Je comprend mieux pourquoi il se représente toujours avec une tête de robot.

Inoue mériterai un plus gros dossier sur son implication dans Lost Odyssey. Affaire à suivre...

Ecrit par : Mr.popo | 03 juin 2008

On sent les nostalgiques de DBZ ^^
Ha la la, belle époque...

Ecrit par : Thomas | 05 juin 2008

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