Metal Gear Solid 4 et après ? La mort du jeu vidéo…

Posté le 06 juin 2008 dans Analyses

b128828f6a50ffca65541f9a9f3e5c51.jpgUne légende, un phénomène… Depuis son annonce en mars 2005 par Kojima lui-même lors d'une conférence de presse donnée à Berlin, tous les cœurs des joueurs se sont mis à battre à l’unisson. Avec son arrivé imminente, les tests pleuvent, les enjeux sont énormes. Mais quelque chose d’autre s’installe dans mon esprit, un sentiment personnel, certes, mais l’idée que la fin de cette quadrilogie signe aussi la fin d’une période.

Et si MGS 4 était la fin d’une époque, celle « des jeux à la PlayStation » ? Au-delà du débat de savoir si ce nouvel épisode de Snake va sauver la PS3, je m’interroge sur la place de ce dernier volet dans le monde du jeu vidéo actuel. Car mine de rien, et avant même sa sortie nous pouvons le qualifier de « jeu étape ». Mon but et de faire une projection de l'après MGS 4 dans l'histoire du jeu vidéo. Metal Gear Solid 4: Guns of the Patriots signe la fin de quoi et le début de quoi ? Pour cela nous allons d’abord nous interroger sur deux points importants qui sont le crépuscule des grands jeux solos scénarisés et la fin du jeu vidéo à la japonaise. Enfin, nous terminerons sur cette question : de quoi va-t-on parler maintenant que le suspense de plusieurs années s'est terminé ?

Toute personne qui traîne l’oreille sur Internet et qui a pu goûter aux saveurs du chouchou d’Hideo Kojima, sait que Metal Gear brille de par son scénario ultra poussé. Une qualité mais aussi un défaut. Une dualité dans un débat, pour ou contre l’hyper-scénarisation, qui peut servir de point focal par rapport à la situation du jeu vidéo actuel.
Lorsque l’on parle de MGS, on pense instinctivement au cinéma et aux cinématiques, mais aussi, aux grandes aventures solo, celle qui nous font vivre une histoire, qui transcendent le « jeu ». Par commodité j’y intègre aussi les RPG et les survival horror scénarisé. Un genre qui, mine de rien, pullulait sur PlayStation et PlayStation 2. Un genre qui tend à disparaître actuellement face au coup de développement de ceux-ci.

Les jeux solo à grande charge narrative coûtent très cher et se font rare. Lorsque Phil Harrison le nouveau PDG d’Infogrames Entertainment, annonce récemment la fin des jeux solo chez Atari, on comprend rapidement qu’une page se tourne. Les gros jeux scénarisés représentent un pari très dangereux car, par essence, ces jeux sont longs à développer, ils se doivent d’être beaux, assez longs et s’inscrivent dans la branche des hardcores gamers, et donc forcément, attirent moins de publics.

A l’heure où Nintendo prend les rênes de cette génération, avec un élargissement du public, des jeux orientés sur le multi-joueur et où les graphismes et les cinématiques sont remis au rang de décorum, Hideo Kojima fait un pied de nez à l’ère du casual et du tout cuit. Nintendo n’est pas l’unique responsable de cela et beaucoup se réjouissent de ce changement où un jeu n’avait de qualité que de part son scénario et ses cinématiques. MGS 4 c’est l’ultime pirouette, le baroud d’honneur d’un genre qui termine son cycle. Vous remarquerez d’ailleurs que petit à petit les notes de scénario et de durée de vie disparaissent des critères généraux de notation des jeux vidéo.

Pour ce dernier combat, cette dernière mission, le papa de Solid Snake a tenu à faire un jeu uniquement pour les fans, les néophytes peuvent passer leur chemin car cet épisode s’inscrit comme un nouveau tome de cette saga. Des milliers de questions sont sensées avoir, enfin leur réponse. Des annonces chocs ont été faites sur la longueur extrême des cinématiques qui battraient un record dans l’histoire du jeu vidéo. MGS 4 représente aussi l’adieu à l’une des meilleures histoires du jeu vidéo, celle qui vient immédiatement à l'esprit lorsqu'on évoque une adaptation en film.

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Autre critère qui montre la fin d’un cycle, ce sont les nombreuses réflexions sur le manque de réactivité et l’enlisement des développeurs nippons. L’article d’Overgame du 14 mai 2008 nous montre le manque de renouvellement du secteur nippon et la volonté de Kojima de fonctionner à contre-courant face à la vague de la facilité du casual. Le constat de cette crise est aussi fait par le grand ponte de Nintendo, Shigeru Miyamoto. La crise se fait dans le domaine de la créativité mais aussi par une recrudescence de jeux jetables. Nous pouvons tous remarquer combien les RPG et gros jeux solo à la japonaise se font rares sur nos consoles next-gen.

Je pense que nous arrivons à la fin d’un cycle mené par les deux premières PlayStation. Nous retournons à la grande époque de Nintendo et de la Snes, les jeux vidéo redeviennent « simple jeu » dans leur côté le plus ludique qui soit. Les RPG et jeux à gros scénarios sont relégués à leur strict minimum. C’est le grand retour des jeux de baston, des beat them all, du fun immédiat et autres jeux d’action. Le multi et le casual gaming arrive en force et Snake fait sa révérence dans un monde où la guerre du jeu vidéo a changé. Que faire face à Gears of Wars, Mario Kart et Wii Fit ? Snake se fait vieux. Quand au genre infiltration, celui-ci bat de l’aile avec, par exemple, un nouveau report de Splinter Cell Conviction. Des licences comme Resident Evil ont su prendre ce virage où le joueur préfère agir qu’être spectateur. Les scénars des survival horror sont minés par une redirection vers l’action. Resident Evil 4 représente d’ailleurs une grande avancé vers l’action au détriment du scénario. L’immense innovation s’est d’ailleurs fait avec la vue à hauteur d’épaule qui est la marque de fabrique de tous les jeux d’actions modernes.

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Est-ce que tous cela est une bonne chose ? Je vous laisse seul juge. Des exceptions existent mais là aussi cela vient plutôt du côté des concurrents de Nintendo et surtout de Sony. Le prochain Final Fantasy XIII ou les projets de la team Ico restent les quelques rares espoirs pour tout amoureux d’histoires prenantes et bien racontées. Chez Microsoft, on peut admirer le travail de Mistwalker qui essaie de perpétuer la tradition des RPG ou de jeux comme Bioshock qui montre que l’ambiance et le scénario sont encore importants chez les créateurs occidentaux.

Pour conclure, je tiens vraiment à appuyer sur l’audace de Kojima, qui est le seul à proposer un jeu, une histoire, une légende sur plusieurs volume se tenant sans fioriture. Il inscrit l’épitaphe d’une période où le joueur s’amusait mais vivait aussi une histoire. L’épaisseur de Snake et du scénario de la série à de quoi faire pâlir beaucoup de film du cinéma actuel. Est-ce que de par la décrépitude de Snake, Kojima a voulu montrer la fin de cette période ? Personne ne le saura… Il est clair que pour beaucoup de personnes qui suivaient l’élaboration du titre, le sentiment de vide qu’il va laisser après son arrivé sera assez grand. On ne va plus utiliser des balises « spoiler de scénario » avant longtemps dans le jeu vidéo...

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Posté et écrit par Mr.popo pour Console Syndrome

Commentaires

Ce que je me demande, c'est comment le secteur a pu être aussi prospère avant l'arrivée de la Wii et des casual ? Parce que bon, les chiffres étaient très bons à l'époque, suffisaient à faire vivre tout le monde et on trouvait aussi de gros jeux ambitieux. Pourquoi aujourd'hui, ce public gamer ne suffit-il plus ?

Ecrit par : CouCou | 08 juin 2008

Parce que la part casual fait passer le public gamer pour des plaisantins...

Ecrit par : ChrisPix | 08 juin 2008

Le secteur était prospère simplement il y a réellement une génération qui est en train de passé l'arme à une autre. Les gamins de la nes et la snes sont devenus les ado et les jeunes adultes de la play1 et 2. Maintenant se sont des adultes, des papas, des mamans, des profs, etc. Le jeu vidéo à une image plus respectable (merci beaucoup Sony et surtout Nintendo). Si dans les médias on a encore droit au cliché. Dans les familles, l'image du joueur boutonneux enfermé dans sa chambre, faisant un rpg de 200 heures tend à disparaître. J'en veux pour preuve les cartons de wiifit et des packs "ds entraînement cérébrale" pendant la fête des mères. C'est cyclique, Nintendo à repris l'essence des jeux fun et ça marche !
MGS 4 c’est l’ovni, disons qu’avec la conjoncture actuelle cela va être difficile pour un gugus de faire financer un nouveau projet aussi lourd.

Ecrit par : Mr.popo | 09 juin 2008

ChrisPix si il faut travestir le jeux video est en faire des exercices cerebraux pour seniles et des pese personne pour secretaire à culotte de cheval pour qu'il soit " reconnu " je prefere de loin qu'ils soit denigré

Ecrit par : chef_csf | 09 juin 2008

On voudrait tous qu'il soit dénigré et moi le premier si tu savais... ça fait longtemps que je dis que le JV est dans un couloir de la mort, on est partis pour perdre tout ce qu'on a aimé au profit de l'entertainment pur et dur, du fun et c'est tout. Il suffit encore et toujours de se pencher sur les UBIDAYS... il va falloir de gros efforts pour redresser la barre ou alors il faudra attendre l'arrivée d'un marché alternatif.

Ecrit par : ChrisPix | 09 juin 2008

Je suis pas d'accord. Le JV gagne à être reconnu. mais il faut éduquer les gens pour les amener à découvrir les vrais bons jeux. Les blockbusters holywoodiens n'ont pas tué les films d'auteur.

Ecrit par : CouCou | 09 juin 2008

Oui, mais les films d'auteur ne marchent pas, ils sont produits avec les moyens du bord souvent et les coûts sur les consoles actuelles sont un peu élevés. Soit ça se tasse ou alors c'est par les pateformes de téléchargement que ça viendra (PSN, WiiWare, XLA etc...). L'hypothèse du marché secondaire est belle selon moi mais soumise à trop de facteurs...
En tout cas, l'éducation des gens est déjà pas mal avancée, mais le secteur est parfois tellement minable que c'est dur d'être crédible.

Ecrit par : ChrisPix | 10 juin 2008

Le problème que les films ont connu et que les jeux vidéos connaissent actuellement est le même.
Les films d'auteurs avec des scénarios sérieux et fouillés, servis par des personnages épais se sont vu largement supplanter par des films beaucoup plus fun, ou bourrins, ou simplement moins "compliqués". Les jeux vidéos connaissent le même problème, on est passé du jeu à scénario béton "qui dure 200h" pour reprendre l'expression, à des jeux simplement fun (ou bien éducatif, du genre des "apprendre l'anglais" et autres entrainement cérébral)... Le cliché du joueur est passé de l'ado boutonneux enfermé dans sa chambre, au gamin et au père/mère de famille (voir les grands parents). Tout ce qu'il y a à espérer c'est que les développeurs se rendent vite compte qu'il y a encore des ados, et que de toute façon les anciens ados élevés en biberonnant du MGS et du RPG demandent encore des scénarios.

Ecrit par : Cookie | 12 juin 2008

Analyse très intéressante, et ma fois plein de bon sens. Ca fait mal :'(

Ecrit par : Snake202 | 12 juin 2008

Hello tous,

De mon point de vue Les blockbusters Américains ont CARREMENT tué les films d'auteurs.
Pareil dans la musique, pareil dans l art en général, et ça ne va pas en s'arrangeant... ya qu'à voir la politique française (par exemple) en matière d'art (politique économique des musées, statut d'intermitant etc...)

Le jeux vidéo malheureusement n'y coupera pas... pour ce qui est du monde alternatif, tant que les outils de développement de JV ne sont pas ouverts
au grand public (comme la musique et la vidéo dans l'informatique multimédia)
ce n est même pas la peine d'y penser.

Quand je pense que je viens juste d'acheter mgs 4 et que je suis là en train de me dire que c est le seul VRAI bon jeu sur PS3 depuis 1 an ou plus d'existence de la console ... putain ça fait peur... et quand je dis VRAI bon jeu, je rejoins le discours ci dessus qui compare avec l'époque de la première 3D (et donc immersion) sur console familiale, à la même époque de la console 12 ans plus tôt, les concepts foisonnaient...
Aujourd'hui, on attend FF13, PES8, RE5, bref on joue sur une imagination vidéo ludique vieille de presque 15 ans... avec des jeux qui sont passés de 20 heures en moyenne (rpg exceptés) à 8 voire 6 heures, mais de 50€ à 70€ !!!


Et effectivement la relève, niveau innovation, c est nintendo...
Ca n'en reste pas moins original, mais il est clair que le marché à voulu s'ouvrir à un autre type de clientèlee, la fimille au grand complet... et le On line n'arrange pas forcément les choses...

J'en ai la larme à l'oeil :D

Bien à vous

Ecrit par : Spiike | 12 juin 2008

Doucement le pessimisme (je vais en choquer certains de la rédaction avec ces mots...).
Le JV semble se diriger vers une fin inéluctable, c'est pas faux mais toutes ces industries que vous citez sont aujourd'hui très ouvertes. Tous les publics y trouvent plus ou moins leur compte et celà risque d'en être de même pour le jeu vidéo. Dans tous les cas, ce sujet nous tient à coeur et comptez sur nous pour en parler.

Ecrit par : ChrisPix | 13 juin 2008

Je ne cherche pas à faire montre de pessimisme, je veux juste que chacun se délecte devant ce jeu car avec, la conjoncture actuelle, l'ouverture du jeu vidéo au public et surtout le grand retour de Nintendo. Le nombre de grands jeux à cinématique avec une histoire chiadée vont se réduire comme une peau de chagrin. C'est le retour du ludique et mine de rien, de la créativité dans tout ce qu'elle a de plus simple.
Maintenant qui s'en plein, le jeu vidéo n'est plus une histoire d'hardcore gamer et de fanboy prêt à connaître une saga sur le bout des doigts, c'est triste pour ceux qui sont près à plonger corps et âme dans un jeu vidéo mais c’est une réalité. Comme je l'ai dit tout est cyclique les jeux à grosses histoires peuvent revenir sur le devant de la scène.

Je n’ai qu’une chose à vous dire, délecter vous de cet épisode et merci pour vos commentaires. Kojima n’est pas encore mort et il sera encore au rendez-vous pour faire des jeux avec une identité et une épaisseur hors du commun. Pour le reste faisons confiance aux créateurs.

Ecrit par : Mr.popo | 13 juin 2008

Ce n'est pas toi que j'accuse de pessimisme. Certes ton article ne voit pas les choses en rose non plus mais il y a pire. Bien sûr qu'il y aura toujours des créateurs mais par quel média ? Comment poursuivre dans une industrie dictée par le fric et dans laquelle tout le monde ne peut pas s'exprimer ?

Ecrit par : ChrisPix | 14 juin 2008

Je ne suis absolument pas d'accord avec vous sur le sujet et pour cause : le déclin du rpg
a commencé avec la playstation 2 qui marquait une réelle difference avec la période prospere du rpg à la japonaise sur PSone.
Sur PS3 on a une quantité raisonnable de gros jeux à scénario : GTA4 (qui en terme de scénarisation surpasse les précèdents opus), MGS4, Lost Planet (dont le concept, le gameplay et le design global est reussi n'en déplaise à certains), Devil May Cry 4 (qui se place largement dans la lignée des premiers épisodes) GT5, Assassin's Creed etc...

En ce qui concerne les projets à venir gardez en tête que la liste est longue : Zone of the enders 3, Assassin's creed 2 et 3, FF13 & Versus, White Knight Story, Last Remnant, Star Ocean 4, MGS5, SF3, SC4, Prince of persia prodigy, Resident Evil 5...

Je pense que le débat devrait être recentré vers l'élement le plus important qui est la guerre entre la XBOX et la PS3 qui tend à crée du jeu commercial facilement exportable d'une plateforme à l'autre au détriment de la qualité de ce dernier.
Vous constaterez que tous les jeux crées uniquement pour telle ou telle plateforme est beaucoup plus reussi techniquement (et pour preuve GTA4 qui souffre d'un affichage natif inferieur à 720p upscalé pensant que le joueur lambda n'y verrait que du feu...)

Il n'est pas encore temps de tirer la sonnette d'alarme car on a encore de nombreuses licenses à disposition et surtout de nombreux producteur pret à investir dans des projets novateurs et qui se tiennent scenaristiquement parlant (Hideo Kojima, Jade Raymond entre autre et le jeune producteur de GTA4).

Un element à tenir en compte également c'est l'arrivé de la pub dans le jeu video qui va permettre de financer une bonne partie des jeux et permettra aux boites frileuses d'avoir des budgets un peu plus consequent pour le developpement de leur jeu.

Ecrit par : Metakaos | 17 juin 2008

Des rpg il y en a eu sur PS2, certes beaucoup était des suites, mais pour beaucoup se sont des jeux de qualité. Avec FF 10 & 12, les Shin Megami Tensei, les Persona, Shadow Hearts, Star Ocean 3, Kingdom Hearts, DQ 8 et j'en passe et des meilleurs.

Après le sujet n'est pas à propos des rpg mais des jeux à scénar' quel qu'ils soient. Action, survival, rpg. Et la mine de rien niveau histoire ce n'est pas très folichon.
Tu cites Lost Planet et DMC 4 mais ces deux jeux malgré toutes les qualités qu'ils peuvent avoir n'ont de scénario que de nom. Ensuite tu me dis GT5 (Grand tourismo 5? Là niveau scénar je ne comprends pas.)

Pour les rpg que tu cites ensuite, je suis d'accord avec toi ils ont propension à être des jeux intéressant. Mais comme pour l'époque des 128bits nous nous farcissons de nombreuse itération à base de volume 4 ou 5. Mais il est clair que ces jeux (dont Zone of the Enders 3) sont promis à un bel avenir.

Dans le fond je te donne raison car le pessimisme peut-être rapidement communicatif, ayons foi face aux prochaines annonces et attendons les "peut-être" surprises de L'E3.
Merci beaucoup pour ton commentaire ;)

Ecrit par : Mr.popo | 17 juin 2008

Putain mais le scénar de GT... mon pauvre popo on voit que t'es pas un inconditionnel. Le prologue montre que tu as tort, c'est l'histoire d'un type normal (pas trop de sous mais assez pour une PS3) qui va surpasser toutes les lois qui régissent le monde pour rentrer la plus grande collection de voitures dans un monolithe. Ca laisse rêveur quand même... Nicolas Cage n'a qu'a bien se tenir.

PS : Désolé, j'avais les doigts qui piquaient... et puis c'est la réalité de tout jeu plus ou moins.

Ecrit par : ChrisPix | 17 juin 2008

Attention au pessimisme et à la nostalgie intempestifs; le futur n'est pas forcément sombre. Je ne pense pas que MGS4 soit la fin d'une époque, pas du tout, même. C'est la fin d'une époque pour Konami, Kojima et la saga, tout simplement. La PS3 tarder à dévoiler des merveilles scénarisées? Normal, elle n'est pas là depuis longtemps, et ce genre de jeux est long et complexe à constuire, surtout aujourd'hui. Une nouvelle vague de titres se pointera bientôt, et la transition sera derrière nous. Les jeux scénarisés, il y en aura toujours, tout simplement parce qu'il y a des créateurs dans le petit monde du jeu vidéo, qui se battent pour ça. On ne peut pas savoir de quoi le futur sera fait, mais il y aura toujours des magiciens de l'intrigue, des conteurs, pour nous distiller de belles histoires. Quand je vois la délicatesse des textes de Lost Odyssey (rêves/flash-back), je me dis que le jeu vidéo est loin d'avoir fini de nous surprendre. La vague des jeux klynex et les déclarations d'Atari (qui rappelons-le, n'a plus les moyens de produire de gros jeux solo, et doit retrouver une rentabilité rapide) peuvent laisser croire que les grands jeux épiques sont condamnées, or, ceux-ci continuent de se vendre, et ne souffrent d'aucune désaffection particulière de la part des initiés, ce dont sont conscients les éditeurs. Je ne suis donc personnellement pas inquiêt

Ecrit par : Thomas | 19 juin 2008

Oui mais la PS3 traine alors que la PS2 proposait des jeux scénarisés comme Fantavision dès sa sortie.

Ecrit par : ChrisPix | 19 juin 2008

Rassure-toi, Tomas, je n’enterre pas encore le jeu vidéo…

Je n’affirme pas grand chose c’est une petite réflexion personnelle juste avant la sortie d’un jeu dont-on attendait la sortie depuis des années. Il s’agit de voir sa position face à l’industrie du jeu vidéo car forcément il y a des oppositions. Quand Kojima affirme de manière revancharde ne s’adresser qu’aux fans de sa série nous avons par opposition, de l’autre côté, Laurent Ficher (directeur du marketing européen de Nintendo) qui, lorsqu’il aborde les problèmes de stockages de la Wii, en parle comme étant un problème de « geek » et « d’otaku ». On a parfois l’impression que pour devenir tout public le jeu vidéo, lui-même, renie ses origines et MGS4 a son positionnement par rapport à cette question.

Le secteur japonais a du plomb dans l’aile, il peine et mine de rien, c’était eux les principaux alchimistes des jeux scénarisés (sur consoles). Maintenant Square commence à se réveiller mais on attend du factuel. Il faut absolument de nouvelle série pour redonner un souffle au genre sur console.
Si Lost Odyssey a eu un succès d’estime il n’a pas explosé les ventes. Beaucoup de gros rpg sortent encore sur PS2. On a l’impression que les développeurs tardent à sauter le pas et reste cantonné sur PS2 avec par exemple, Persona 4 ou Super Robot Taisen Z qui sont des gros blockbuster en puissance.
Après comme on le sait tous il y a toujours des jeux qui s’annoncent prometteur niveau scénar’ avec FF13, Star Ocean : The Last Hope, DQ9, Away, Last Remnant, Zone of the enders 3, Forbidden Siren : Blood Curse, Infinite Undiscovery, Cry oN, Bioshock 2, Fable 2 et Fallout 3, attendons aussi de voir ce que nous mijotte la team ico, Altus, Vanilliaware, Level-5 et Sega (avec d’hypothétique Etrenal Arcadia 2 et Shenmue 3)

Ecrit par : Mr.popo | 20 juin 2008

La saga MGS est finit, mais Kojima n'est pas encore mort !
Maintenant faut voir ce qu'il va pouvoir faire dans le contexte actuel du marché.

Ecrit par : tehofil | 28 août 2008

"Je pense que nous arrivons à la fin d’un cycle mené par les deux premières PlayStation. Nous retournons à la grande époque de Nintendo et de la Snes, les jeux vidéo redeviennent « simple jeu » dans leur côté le plus ludique qui soit"

Alors euh...FFIV et VI, seiken Densetsu 2 et 3, chrono trigger,star ocean, BOF2...

Bon voilà, juste pour dire que c'est pas la play qui a inventé les RPG ou même les jeux avec une histoire. Certes on jouait à double dragon et Mario Kart (crachez pas dans la soupe, c'etait quand même bien), mais on avait aussi de quoi réfléchir. En plus, certains jeu disposent d'un scénraio tenant sur un ticket de métro, mais l'ambiance et la mise en scène donnaient reelement l'impression de vivre une grande aventure (Métroïd, Zelda...)

Je regrette justement qu'actuellement il y ait trop peu de jeu comme ça, en particulier sur Wii (console casual par excellence).
Effectivement on s'oriente vers une disparition des jeux scénarisés pour une orientation "grand public", mais ce n'est pas un retour à l'ére de la snes,malheureusement, qui proposait tous les types de jeux , et justement les premiers jeux dont le scénario allait plus loin que "sauver le monde".

Ecrit par : Map | 30 août 2008

Loin de moi l'idée d'affirmer que les rpg ont commencé avec la playstation. Je parle plutôt des tendances générales des catalogues de chaque machines. Il est clair, avec les exemples que tu cite judicieusement, que la deuxième moitié de vie de la snes nous a apporté les premiers vrais bijou scénaristique nippon.
J’appuie juste le fait que les jeux à scénario aient été sublimés sur les générations 32 bits à 128 bits « piloté » par les consoles de Sony. Je n’affirme pas que cela soit une bonne chose. Beaucoup, à l'époque, se sont scandalisés par rapport à cet excès de cinématique et de décorum. Le retour au ludique tel que je l’exprime n’a rien de péjoratif, des jeux contenant des bribes de scénario sont aussi des monuments du média. Ils brillent par leurs ambiances, comme tu le souligne, et par leurs gameplay novateurs.
Mais comme toi je trouve que le genre « scénarisée » n’est pas aussi bien représenté qu’auparavant. On y revient petit à petit, et comme dit Kojima, il faut de tous les genres pour rendre le jeu vidéo éclectique et intéressant pour chaque publique.
L'époque de la snes (et de la megadrive) était mine de rien la meilleure, la concurrence était saine, frontale et surtout prolifique d’inventivité entre les deux plateformes.

Ecrit par : Mr.popo | 01 septembre 2008

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