Cet été sur le Xbox Live Arcade : le retour de la 2D

Posté le 07 septembre 2008 dans Dossiers

b44587e4c46df29f5c50407f89a49151.jpgDans la deuxième partie de ce dossier consacrée aux titres de qualité sortis sur XBLA, nous allons nous pencher sur trois titres aussi différents qu’excellents. Au repassera au rayon remake avec Bionic Commando Rearmed, vieux titre Nes remis au goût du jour par Capcom, mais on aura aussi de l’inédit, et du lourd, avec Braid et Castle Crashers, marquant un renouveau de la 2D sur nos consoles de jeux. Et puis un petit mot pour conclure sur Fable II Pub Games, un titre dont nous reparlerons à l’occasion de la sortie du hit de Molyneux, mais qui sent un brin l’arnaque.

Bionic Commando Rearmed
0f179e80d597333ef46013c16da83edd.jpgOn va débuter tranquillement avec Bionic Commando Rearmed. A la manière de 1942 dont je vous parlais hier, il s’agit d’une remise au goût du jour d’une franchise de Capcom. En attendant l’épisode entièrement inédit en 3D temps réel actuellement en gestation, la firme d’Osaka nous offre donc ce Rearmed. Le titre fait montre d’une plastique plutôt flatteuse et use de la fameuse 2.5D. L’action est très lisible et les couleurs sont très flashies (y a qu’à voir les photos). Pour le reste on se retrouve en face d’un jeu d’action old school : votre perso part sur le champ de bataille afin de contrarier les velléités guerrières d’un clone de M. Bison de Street Fighter (on parle bien de Vega pour les puristes). En plus d’un arsenal conséquent (lance-missile, fusil à pompe, laser...) qui s'étoffe au fur et à mesure de votre progression, le héros possède surtout son grappin sur lequel repose tout le gameplay. La maniabilité est très rigide, comme à l’époque, et le perso ne peut pas sauter. Je vous conseille de faire un tour par le didacticiel afin de dompter les aptitudes de votre perso, et à partir de là, c’est du bonheur. On s’amuse et on virevolte avec son grappin, tel un Spiderman coiffé à la brosse. Le choix de mission s’effectue sur une carte, et la progression n’est pas linéaire (vous aurez parfois plusieurs destinations possibles), et vous pourrez également vous rendre dans l’un des camps de votre armée pour souffler un petit peu et débloquer des missions particulière (presque une cinquantaine, vous demandant de vous rendre d'un pont A à un pont B le plus rapidement possible – très sympa et plutôt corsé). Si au cours de vos déplacement sur la carte, votre hélico croise la route de véhicules ennemis, une séquence avec vue de dessus se déclenche. Plutôt courte, mais non moins sympathique, ces phases varient un peu. Les niveaux « classiques » se jouent avec vue de profil et chaque mission se conclue invariablement par un boss. A ce sujet, il est possible, via un mini-jeu marrant, de pirater les communications ennemies afin d’entendre des indices sur les points faibles de ces gardiens de niveau. Passé les premières minutes et l’adaptation à la maniabilité, la progression se fait sans trop bloquer et j’ai pris beaucoup de plaisir à jouer et à dénicher les nombreux secrets éparpillés ça et là. A noter que l'humour est très présent et donne un cachet second degré salvateur à cette guerre. Un mode deux joueurs en simultané est également de la partie et le titre justifie plutôt bien son prix de 9€60.

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Braid
f3ecb420fdfbface1b50d4992651e860.jpgPassons maintenant à un gros morceau. Il faut dire que son prix supérieur à la moyenne (1200 points Microsoft, soit environ 14€40) ne laisse guère de mystère sur l’ambition du titre. Braid est issu de l’imaginaire de Jonathan Blow, créateur indépendant et désormais star de ce milieu. Il faut dire que ce titre a bénéficié d’un buzz plutôt important qui laissait envisager un titre d’exception. Sous ses allures primaires de jeu de plate-forme en 2D (beaucoup d'allusions à l'univers de Mario dans les décors), Braid est en fait un jeu de réflexion basé sur la maîtrise du temps. Chaque stage est découpé en niveaux, lesquels abritent des pièces de puzzles, inaccessibles de prime abord. Chaque stage est gouverné par une loi particulière ayant attrait à l’altération du temps. Le premier niveau, par exemple, vous familiarise avec la possibilité de revenir en arrière à volonté. Un saut mal calculé, un ennemi qui vous touche ? Une pression sur X vous permettra de remonter le temps afin de rectifier votre action. Vous apprendrez ensuite que certains objets sont « hors du temps » et qu'aucune manipulation ne pourra les altérer. Enfin, un dernier exemple pour éviter de tout dévoiler, un autre stage vous offre la possibilité d’invoquer un double de votre héros, qui reproduira à l’identique toutes vos actions intervenues avant un retour dans le temps. A partir de là s’articulent de très nombreuses énigmes qui mettront votre intuition et votre sens de l’observation à rude épreuve. Certains cas de figure sont vraiment pas évidents, et n’hésitez pas à faire appel à des cerveaux « neufs » qui auront un regard différent sur l’énigme. Comme si cela ne suffisait pas, le titre jouit d’une esthétique absolument somptueuse. Il faut dire que Blow a fait appel à un illustrateur pour booster le capital graphique de son bébé, et le résultat est sans appel : c’est sublime. D’ailleurs tout l’enrobage artistique du titre est parfait, les musiques en particulier atteignent des sommets de mélancolie. Un seul regret, les sprites du héros et des ennemis sont un peu petits et on aurait aimé pouvoir les contempler via une résolution supérieure. A ce niveau là, je ne peux que vous conseiller ce titre, absolument incroyable, son potentiel ludique étant vraiment immense. Mais Braid va encore plus loin. De part sa thématique et son histoire, le titre soulève de très nombreuses interrogations sur le pourquoi de l’aventure. Je n’en dirais pas plus, mais Braid fait partie de ces titres qui donnent à réfléchir, et qui alimentent le débat sur l’appartenance du jeu vidéo au monde de l’art. Les niveaux de lecture de la trame scénaristique implicite ou explicite son très nombreux, certains plus terre-à-terre et touchant directement l’histoire de notre avatar de pixel, d’autres beaucoup plus profonds, véritable métaphore universelle, ou encore reflet du créateur au travers de sa propre œuvre. Il est délicat d’aborder ce point, chacun ayant un niveau différent de sensibilité et ne verra peut-être pas la même chose que son voisin. Mais au final, tout s’emboite parfaitement, et le gameplay et le scénario se font constamment écho l’un à l’autre et forment un puzzle impressionnant et vertigineux. Mais que ceux qui ne veulent pas se prendre la tête se rassurent. Comme je l’ai expliqué au début du texte, le titre peut s’apprécier d’une manière exclusivement ludique et demeure en l’état un titre à posséder également. Par contre, je ne saurais conseiller ce jeu aux joueurs impatients. Les énigmes jonchant la progression demandent beaucoup de réflexion et il est possible de rester bloqué un long moment. La durée de vie sera ainsi conditionnée par votre faculté à résoudre ces mécanismes. Pour ma part, l’aventure a du m’occuper cinq à six heures, mais quel plaisir de collecter l’ensemble des pièces ! Un sentiment de satisfaction énorme, juste perturbé par l’accès à un dernier niveau surprenant. Braid est un titre exceptionnel qui saura réjouir les plus patients d’entre vous.

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Castle Crashers
47dd0172a482f9be90052b613cbe2762.jpgEncore un titre énorme, mais dans un style complètement différent cette fois. Castle Crashers est un bon beat them all des familles jouables à quatre en simultané. Vous prendrez les commandes de quatre chevaliers, chacun affilié à un élément conditionnant son type d’attaque magique (poison, glace, feu et éclair). Et c’est à coup de hache ou de matraque que vous allez défourailler dans la joie la horde d’ennemis se présentant à vous. La trame principal et la recherche des quatre princesses enlevées ne sont qu’un prétexte à un défouloir jouissif. L’humour est omniprésent et le gameplay ne manque ni de subtilités (on acquiert des nouveaux coups au fur et à mesure de sa montée en expérience) que de variétés (des phases de fuite à scrolling dynamiques, des bons gros boss, des arènes blindées d’ennemis, etc.). A chaque montée de niveau, à vous de répartir des points de capacité selon vos priorités entre puissance, magie, vitesse et santé. Vous récupérez aussi au cours de votre périple des orbes d’animaux au effets variés qui vous octroieront certaines capacités (support offensif, rapidité accrue dans l’eau, etc.). Produit par les auteurs d’Alien Hominid, le titre respecte l’exigence visuelle imposée par cette ancienne production. La 2D pète vraiment, les couleurs sont sublimes et les différents effets ajoutés (feu, poussière soulevée, etc.) témoignent du travail de titan opéré. Caste Crashers est un jeu jouissif et bourrin, et le mode quatre joueurs s’annonce comme dément (on a pu le tester brièvement à la rédac au cours d’une soirée très arrosée durant laquelle Carta, armée de sa télécommande universelle a fait tourner Kreu en bourrique en lui faisant penser que sa télé HD 148 cm à 4000€ déconnait un maximum). Le prix de vente est identique à Braid et pourrait rebuter les moins enthousiastes. Un seul conseil alors : télécharger la démo pour vous faire une idée. Sachez tout de même que la durée de vie est plutôt correcte. Gros coup de coeur avec Braid.

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Fable II Pub Games
Enfin on termine avec Fable II Pub Games. Pour ceux qui l’ignorent il s’agit ici d’une compil de trois « jeux de taverne » originaux qui vous proposent de vous enrichir et de transférer la thune acquise à votre partie de Fable II. Les trois jeux dispos sont inventifs (un jeu basée sur des cartes, un autre sur des mises de jeton et le dernier sur une association de symbole) mais présentent un intérêt très limité. On y reviendra au moment de la sortie de Fable II afin de vérifier les apports réels de ce titre, mais en l’état, et pour 800 points Microsoft, je ne peux vous le conseiller. Seul point positif : l'ambiance sonore. Circulez.

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Verdict
Les trois jeux présentés aujourd’hui (je compte pas Fable, vous l’aurez compris) sont de véritables tueries. Bionic Commando pourrait rebuter ceux qui n’ont pas connu l’époque des 8 bits où le gameplay rigide ne nous empêchait pas de prendre notre pied, mais téléchargez au moins les démos afin de vous faire une idée. Par contre, je le répète, je déconseille Braid aux joueurs impatients, et Castle Crashers séduira en priorité les fans de beat them all susceptibles de jouer à 4 (en local ou en multi), la lassitude pouvant avoir raison des autres. Mais j’ai été ravi de trouver sur XBLA des jeux de ce calibre, présentant en plus une réalisation en 2D absolument somptueuse.

Lire la première partie du dossier : Cet été sur le Xbox Live Arcade : shoot et nostalgie

Posté par CouCou

Commentaires

T'es fou Coucou, maintenant tout le monde va savoir que je fait tourner en bourrique tous les possesseurs de TV HD neuve, les restos uppés et les rayon TV de la Fnac.

On va vraiment croire que je manque d'éducation...

Ecrit par : Cartapouille | 11 septembre 2008

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