Interview RaHaN de Gameblog.fr
Posté le 14 septembre 2008 dans Interviews
Il y a de ça quelques mois, RaHaN de Gameblog nous a fait le plaisir de répondre à quelques questions, sur la presse, sur le succès de leur dernier bébé, le rédacteur de la grande génération Joypad reviens sur le passé, le présent et donne sa vision du futur. Enjoy.
Comment a démarré l’aventure Gameblog ? Etait-elle sous le coude depuis longtemps ou s’est-elle faite spontanément ?
Elle s'est faite plutôt vite, en fait... Nous avons tous connu une période un peu dépressive, avec des coups durs respectifs, à la fois pros et persos (à vrai dire, on en connaît encore). Et puis sans trop que je me souvienne exactement comment, on a fini par se dire qu'il était temps de relancer un projet. On n'avait jamais vraiment fait de web sérieusement avant, mais étant de gros utilisateurs, on savait aussi ce qu'on ne voulait pas, ce qui nous manquait sur le ouaib, à la lumière de ce que le papier nous avait appris, et de notre envie toujours intacte de communiquer sur une passion dont on arrive décidément pas à se débarrasser.
Vous êtes-vous lancés dans le but d’apporter une nouvelle « vision » d’un site web traitant de jeu vidéo ou était-ce juste une envie simple de reparler de votre passion ?
Les deux ! Mais je crois aussi qu'on s'est lancé dans le but de retravailler ensemble aussi, mine de rien. Même si chacun conserve une activité à côté pour remplir son frigo.
Qu'est ce qui vous a fait si vite déchanter dans Gaming, même si le facteur argent n'y est pas pour rien, est-ce le seul?
C'est le seul facteur argent qui est responsable de l'arrêt du magazine. Lequel facteur est plus à imputer à des erreurs de gestion et des dépenses farfelues de la part du Monsieur qui avait l'argent, qu'à de mauvaises ventes. Le canard souffrait de sa nouveauté, et d'une crise déjà bien entamée du secteur de la presse dans son ensemble, et plus particulièrement dans le jeu vidéo. Mais au regard de ces difficultés, il s'en sortait très très bien (avec notamment un taux d'abonnariat assez énorme). Ceci étant dit, sans ces erreurs, je ne sais pas comment ça aurait continué... si ce n'est sur les rotules, parce que Gaming nous a seché. Traz et moi-même sommes montés à des 140 heures de taf par semaine, c'était n'importe quoi, chaque bouclage c'était 3 nuit blanches d'affilée... on aurait peut-être fini à l'hosto avant de boucler la première année.
Je sais que la question a été débattu dans le podcast anniversaire, mais comment vois-tu le futur de Gameblog ? Du moins, comment le souhaiterais-tu personnellement ?
Plein de gloire, d'argent et de femmes nues.
Mais bon, si c'est pas possible, juste pouvoir continuer de grossir tout en gardant une ambiance à mi-chemin entre le familial et le pro, forts d'une communauté qui nous ressemble. Il y a beaucoup de projets autour de ce qu'est Gameblog, car au-delà du site, nos idées ne manquent pas ; seulement nos moyens. Et même si le site restera sans aucun doute le confluant de l'esprit qu'il anime, cet esprit peut être décliné ailleurs, se développer par le truchement d'autres choses. Pour l'instant, il y a beaucoup de trucs à faire, à revoir et à développer sur le site. Editorialement, nous devons résoudre des problèmes (surtout de temps) pour nous rapprocher de la formule théorique, c'est à dire obtenir un meilleur équilibre entre le traitement de l'actualité au quotidien, avec une approche chaude (autant dans le ton que dans l'analyse), et des choses plus sérieuses, ou plus inhabituelles - chroniques, articles colonnés, etc. Nous restons d'éternels insatisfaits, et quoiqu'on en dise, Gameblog.fr est particulièrement imparfait par rapport à ce qu'on en veut. Ca viendra petit à petit, si tout se passe bien.
Pensais-tu que les internautes seraient si content de vous retrouver ? Un tel buzz, ça doit faire rêver, non ?
Ca surprend un peu... mais je ne crois pas que ce soit si énorme que ça. A l'évidence il y a eu un buzz au lancement, beaucoup nous ont témoigné une affection étonnante ! Quelques petites culottes, ce genre de trucs... mais même si évidemment ça réchauffe l'âme, on ne peut pas s'arrêter à ce coeur de communauté. Il faut que d'autres la découvrent, s'y intègrent, partagent... aussi loyale que soit la communauté actuelle qui nous a suivie depuis des années, et à qui on doit tout, elle ne peut pas faire vivre Gameblog en l'état. Le plus difficile c'est de grossir sans perdre sa nature. Mais ne pas grossir du tout, c'est la mort...
Ton avis sur le marché de la presse aujourd’hui ? Ton analyse de la désaffection des gens envers le support papier ? Future France ? Internet ? Ton inapproprié ?
C'est évidemment un ensemble de choses. D'abord, la crise de la presse papier concerne beaucoup de secteurs, pas seulement celui du jeu vidéo. Si on s'en tient à celui du jeu vidéo, il ne fait aucun doute qu'Edicorp, devenu Future France, reste un facteur initiateur et aggravant de la désaffection des lecteurs traditionnels, tout d'abord à cause d'une fragmentation terrible du marché qui fut sciemment entreprise il y a de nombreuses années comme stratégie globale (diviser pour mieux régner, quoi, je te prends 5000 lecteurs un coup, 1000 là, et même si ce n'est que de petits coups, ça finira par t'affaiblir). Multiplier les titres et noyer le marché a largement contribué à diluer ses forces, commerciales comme éditoriales (car il ne faut pas oublier non plus que la publicité est une part très importante du business model, et que les budgets des annonceurs ne sont pas extensibles - avec la dilution du lectorat qui paye les exemplaires, et des annonceurs qui payent de la pub, c'est 99,9% du business model qui s'écroule). Internet, ensuite, est à l'évidence un autre facteur, mais contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, je ne crois pas qu'il ait été aussi déterminant que ça. C'est la conjonction, d'une part de la disponibilité d'Internet et d'autre part d'une offre papier se dévaluant à force de montées de prix, de baisses de qualité, et d'offre inutilement pléthorique, qui est responsable de la fuite d'une si grande partie du lectorat vers les médias en ligne. La conjonction des deux. Quoiqu'aurait été la qualité des contenus disponibles sur Internet, je reste persuadé que si, en parallèle au développement d'internet, les canards papier avaient su rester relativement peu nombreux, à des prix abordables, et avec un contenu de qualité, repensé, internet n'aurait pas gagné autant de parts de marché. L'immédiat de l'information traitée par Internet, c'est une chose qu'un mensuel ne peut évidemment pas obtenir, mais franchement, on s'en fout. Le plus important c'est la qualité de l'info, pas nécessairement sa fraîcheur ; quand on est mensuel, on trouve l'angle qui rend complémentaire par rapport au ouaib. Un truc que la presse (tout du moins ceux qui restaient sur ce marché après que nous ayons dû arrêter Gaming) n'a pas voulu faire, avant aujourd'hui, et maintenant c'est trop tard.

Penses-tu qu’aujourd’hui un mag papier « gamer » puisse exister sur le marché ?
Non. Pas sans le soutien continue et de longue haleine d'un groupe de presse énorme et fou. (si on parle au niveau national, après, à petit tirage, dans un format particulier et avec une distribution affranchie des NMPP et MLP (NDkamoon: Nouvelles Messageries de la Presse Parisienne et MLP est un groupe de distribution de presse), pourquoi pas).
Penses-tu qu’un site web puisse apporter autre chose qu’un simple traitement brut de l’actualité ?
Oui. Ca fait partie de nos prérogatives. A nous de trouver les moyens de le faire (car ça en demande beaucoup), et de mettre ce contenu en valeur grâce à l'ensemble de ce qu'Internet, en tant que format, a à offrir aujourd'hui. L'économie du web éprouve encore les plus grandes difficultés à intégrer une plus grande proportion de ce type de contenus, qui pour des raisons techniques de volume de pages vues et toutes ces conneries super importantes, ne peut pas suffire à faire vivre un site. Et même le traitement brut de l'actualité ; il y a plein de façons de le faire différemment. On espère pouvoir le démontrer un jour, mais c'est un travail exigeant, un objectif à long terme, il faut donc savoir se montrer patients... et galérer le temps qu'il faudra. On verra si on tient le coup.
Même si dans votre podcast anniversaire vous avez dit clairement qu'un retour papier n'était pas à l'ordre du jour, le support papier nous vous donnes t'il pas envie de retenter l'aventure (dans un long moment), mais dans un format différent, je pense par exemple à Pix'n Love qui a choisi un système de distribution différent ?
Pix'n Love est un excellent exemple de ce qu'il faut faire. Personnellement, je reste un amoureux indéfectible du support papier, grâce à la mythique page blanche, qui est un océan de possibilités créatives. J'adore tout ce qui tourne autour du print : la maquette, la photo, la matière, la fab', la liberté des formats, des couleurs... quelque chose qui n'existe pas de la même manière sur le web... d'un autre côté, sur le web, tu as un dynamisme que le papier ne donne pas. Tu peux balancer de la vidéo au milieu d'un article, faire des vannes débiles avec des images qui poppent sur le curseur de l'utilisateur au moment où il le balade sur un lien, et tout le maillage de l'information, le bête principe du lien hypertexte, est extrêmement stimulant dans la manière d'aborder la structuration des contenus. Le ouaib apporte aussi une proximité avec ton lectorat, qui peut se révéler à double tranchant, mais n'en reste pas moins très intéressante.
En fait... J'attends le papier numérique depuis des années. On verra dans dix ans, mais je note mes idées dans un coin Pour l'instant, pas de papier surtout pour des raisons économiques. Si ça se trouve, dans 5 ans, on ne pourra plus se passer de ce qu'apporte le ouaib... on verra.
On a beaucoup critiqué les magazines pour des collusions potentielles avec des éditeurs de jeux. Pourtant on constate aujourd’hui que certains sites web (même français) font la même chose. Alors que les gros sites se font racheter (Gamekult par CNet, par exemple), penses-tu que le net est en train de faire les mêmes erreurs que la presse papier ?

Oui et non. Beaucoup de ces collusions sont fantasmées par les lecteurs. En 12 ans de métier, on a eu droit à toutes les accusations possible, on a été pros et antis tout. Il y a bien des cas préoccupants, mais beaucoup moins qu'on ne pense. La presse spécialisée dans son ensemble, qu'il s'agisse du ouaib ou du papier, est aujourd'hui beaucoup moins puissante qu'hier - elle n'est plus qu'un ensemble de "trend setters", les prescripteurs, mais leur portée pour ce qui est des besoins de communication des éditeurs, comme des mécaniques d'achat de la grande distribution, est ridicule face à celle de la télé, des medias généralistes, etc. Alors à l'évidence, cette presse spécialisée ne mérite pas souvent qu'on essaie de la corrompre. D'un autre côté, certains sont si désespérés de grossir vite et de ramener de l'argent par tous les moyens qu'ils sont capables d'aller tapiner sans considération à long terme pour leur crédibilité... ça existe aussi, mais jamais très longtemps, et finalement, en presse spé, le lecteur est suffisamment éduqué pour s'en rendre compte, d'autant qu'il ne lit pas qu'un seul truc. Mais je le répète : c'est très rare, et souvent vite exposé ; 90% des posts sur le net de lecteurs qui taxent untel ou untel d'être un vendu ne sont que des cris d'un coeur qui n'accepte pas une vision différente de la sienne. D'autant qu'il y a comme une idée reçue qu'il y a forcément une seule et même façon de faire de la critique de jeu, une seule façon juste et objective ; une totale aberration. Que des consensus existent sur certains jeux / oeuvres, ok, mais l'objectivité en matière critique, ce n'est pas un idéal, c'est la mort du débat critique, celui-là même qui nourrit la raison d'être de la discipline.
En ce qui concerne plus particulièrement les sites ouaib, économiquement, passé une masse critique, un site n'a plus d'autre choix pour grossir que de vivre une consolidation ou un rachat, et de tendre vers un ton de plus en plus neutre pour ne pas faire fuir certains des différents groupes qui constituent son lectorat (en tout cas, c'est ce que pensent tous les gros). Mais neutre ne veut pas dire complice des éditeurs, des annonceurs ou que sais-je. C'est juste être plus modéré. Je ne pense donc pas que le net fasse "les mêmes erreurs que la presse papier" ; pour ce qui est des gros sites, ils ne font que suivre le chemin naturel de l'évolution qu'ils se sont choisie. Je le dis et je le répète : le plus difficile pour toute entreprise qui a du succès, dans les médias ou ailleurs, c'est de grossir, vite, sans perdre son identité. Rares sont les marques en général qui ont su conserver une image non consensuelle tout en devenant "grand public".
Qu'elle est l'aventure dont tu gardes le meilleurs souvenir, Joypad, Gaming ou Gameblog, même si dans le dernier cas l'aventure ne fait que commencer?
A l'évidence, c'est Joy. C'était le début, c'était une époque particulière, c'était une chance extrêmement rare où tout était possible et libre...
A l'époque de gaming, qu'est qui vous inspiré pour la ligne éditorial du mag?
Ce qu'on avait envie de lire. C'est toujours la même chose ; on ne sait pas faire des trucs qui ne nous font pas envie (ça nous pose d'ailleurs des problèmes, dès qu'il s'agit de faire du marketing ou de la paperasse :p). Après, à l'évidence, dans ce qui nous intéressait éditorialement à l'époque, il y avait essentiellement deux canards papier : Edge et GamesTM, et ce dont on avait envie, c'était de se réapproprier ce qui nous plaisait dans ces deux canards (le foutre à notre sauce, quoi), et le mélanger avec ce qu'on avait toujours fait et qui nous plaisait toujours, puis retirer le gras et bien cuire le tout
Quelle est l'époque qui t'a le plus marqué ? Ou tu as le plus de bons souvenirs ?
1996-2002, Joy, la fin des 16bits, l'arrivée de la 3D, le tout début de la sortie du ghetto pour le jeu vidéo, les crétins avec qui j'ai travaillé pendant des années et avec qui je travaille encore.
Voila c'est tout et c'est déjà pas mal, encore un grand merci à lui et longue vie à Gameblog.fr
Ecrit par kamoon pour Console Syndrome
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Commentaires
Chouette Interview, j'adore leurs podcasts et leurs rédactions et leurs strips. Ils nous parlent du jeu Vidéo autrement. Un peu comme ici d'ailleur. Bonnes continuations à tous :)
Ecrit par : Kald | 14 septembre 2008
Très très très sympa. Je reviens uniquement sur un point :
"Gaming nous a seché. Traz et moi-même sommes montés à des 140 heures de taf par semaine, c'était n'importe quoi, chaque bouclage c'était 3 nuit blanches d'affilée... on aurait peut-être fini à l'hosto avant de boucler la première année."
Cela a même été une bonne chose l'arrêt de Gaming, il semblerait. Dans mes souvenirs, je suis sûr d'avoir lu des propos des Chaz qui disait que sans la mort de Gaming, il aurait difficilement pu évoluer aussi vite parce que le magazine bouffait trop de leur temps.
"D'autant qu'il y a comme une idée reçue qu'il y a forcément une seule et même façon de faire de la critique de jeu, une seule façon juste et objective ; une totale aberration."
Tout est dit. Amen.
Ecrit par : Fate | 15 septembre 2008
Un jour j'ai rêvé de rencontrer ce fils des âges farouches, un gars bien.
Bien qu'un peu belge sur les bords...
Ecrit par : JulienC | 16 septembre 2008
Je me rappelle sur push-start de l'intervention déjà très lucide de RaHaN pour Gaming. Le temps passe mais les idées restent, signe d'une maturité et d'une foi dans ce métier-passion.
Je partage les points de vue de RaHaN, surtout celui :
"D'autant qu'il y a comme une idée reçue qu'il y a forcément une seule et même façon de faire de la critique de jeu, une seule façon juste et objective ; une totale aberration. Que des consensus existent sur certains jeux / oeuvres, ok, mais l'objectivité en matière critique, ce n'est pas un idéal, c'est la mort du débat critique, celui-là même qui nourrit la raison d'être de la discipline."
Ecrit par : numerimaniac | 24 septembre 2008
Interview très intéressante, et qui revient sur la désaffection du support papier d'il y a plusieurs années.
Et mine de, un passage résume plutôt bien l'avis que je m'étais fait de la communauté de Gameblog : un coeur de fan chaud et - n'en déplaise à certains - particulièrement opaque.
Ecrit par : Memento | 30 septembre 2008
Interview très sympa. Par contre je suis surpris d'entendre RaHan dire avoir été "inspiré" par Edge pour lancer Gaming. On parle bien du même Edge, celui qui appartient à Future?
Ecrit par : Nesousx | 08 octobre 2008
Oui oui on parle bien du même.
Après c'est un mag référence qui n'a jamais vraiment été éclaboussé par tous les soucis qui ont tourné autour de Future.
A noter qu'aujourd'hui, la branche française de Future est totalement indépendante de la maison mère, car elle a été racheté.
Ecrit par : CouCou | 08 octobre 2008
Et Joypad d'aujourd'hui, que l'on aime ou pas, n'a plus grand chose a voir avec le reste des productions future, donc pourquoi pas Edge?
Ecrit par : kamoon | 09 octobre 2008
je disais juste car j'ai toujours trouvé Edge très aseptisé, fade. Et très proche des publications Future tant décriées.
Beaucoup de personne ne jure que par Edge, et je ne comprends vraiment pas cet engouement.
Ecrit par : Nesousx | 09 octobre 2008
Je suis assez d'accord, Edge est un mag sur-puissant, grâce à la grande influence qu'il a sur le marché (ce qui est plus que rare en ce moment). Mais je trouve aussi Edge très fade et neutre.
Ecrit par : Med | 09 octobre 2008
Sans jamais oublier que le meilleur de tous les journalistes est neutre et fade, car purement objectif.
Ecrit par : Cartapouille | 09 octobre 2008
Ouais en théorie, mais le jour où tu en verras un tu m'appelles. Perso, je préfères les articles avec du caractère.
Ecrit par : Med | 09 octobre 2008
Sans vouloir mettre mon grain de sel... Je ne pense pas qu'être purement objectif caractérise le meilleur des journalistes.
Et je ne conçois même pas qu'on puisse l'être, mais c'est encore autre chose.
Ecrit par : Memento | 10 octobre 2008
Je suis d'accord avec toi Memento.
Non seulement être objectif est impossible, mais en plus on perd alors toute passion.
Ecrit par : CouCou | 10 octobre 2008
Tout à fait d'accord avec vous deux sur l'objectivité.
Ecrit par : Nesousx | 10 octobre 2008
C'est sûr, la critique est foncièrement subjective, dire l'inverse ou rechercher l'inverse est un non-sens. Cependant, en lisant ceci :
http://zeroinfinite.wordpress.com/2008/09/28/braid-update-comment-une-interpretation-peut-etre-invalidee-parce-quinsuffisamment-objective/
je me suis convaincu qu'on avait besoin d'un peu d'objectivité. En fait, l'objectivité est la matière de base pour l'interprétation, elle, subjective.
Ecrit par : numerimaniac | 13 octobre 2008
J'ai pas parlé d'un critique, lisez bien, mais d'un journaliste, qui par définition est là pour retransmettre l'information de la façon la plus neutre possible, pour que le lecteur se fasse son avis. Les "testeurs" sont des critiques et leur avis n'est JAMAIS objectif, car il donne leur sentiment.
La recherche d'objectivité dans les tests ne peut se faire que si on lit ou entend le maximum d'avis possibles sur un sujet. Même des avis contraire à ses opinions (ça revient à lire tous les journaux de l'Humanité à La Croix si on veut être le plus informé possible, ce que personne ne fait evidemment)
Ecrit par : Cartapouille | 14 octobre 2008
Je suis d'accord sur le fait qu'il faut classer les informations de manière rigoureuse. Il faut éviter de sortir ses sources de "je ne sais où" pour un avoir semblant de sérieux.
Mais personnellement, je trouve que la presse et l'information en général manquent de mordant et de subjectivité. Le journaliste n'est pas un historien (il est très loin d'en avoir la rigueur) il donne son point de vue sur un point précis. Point de vue qui est soit personnel ou qui correspond à une ligne édit. Une presse molle n'est qu'un prospectus.
Numérimaniac à raison c'est en confrontant plusieurs avis subjectif que l'on peut se faire une opinion générale d'une info.
Ecrit par : Mr.popo | 16 octobre 2008
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