Sonic Chronicles : La Confrérie des Ténèbres

Posté le 09 octobre 2008 dans Critiques

jaque.jpgSonic Chronicles : La Confrérie des Ténèbres est un RPG développé par BioWare (Mass Effect, KOTOR, Jade Empire, etc.). Ce que je viens d’écrire est plus fort qu’un oxymore, c’est un peu comme si je disais que Mac Do allait créer une voiture ou que Ikea allait faire des sandwichs. Quoi c’est déjà le cas ? Du shampoing alors... OK, ils le font aussi..., bref un truc étonnant ! Ce mélange détonant est-il à la hauteur de ce qu’on peut attendre de deux si grandes franchises. La réponse right now (yeah !).

Quand j’ai pris connaissance du mélange que nous concoctait Sega pour son nouveau Sonic j’ai pété un câble (un peu comme quant on mange un Bonafi Cake, un gâteau que je recommande chaleureusement). Mon imagination était débordante, les idées fusaient de toutes parts dans ma tête. Qu’allait pouvoir faire BioWare du hérisson bleu le plus connu de la planète jeux vidéo ? Une fois le jeu en main, j’ai eu mes premières réponses. Sonic Chronicles est un RPG tout ce qu’il y a de plus classique dans le fond : une exploration de 20 niveaux à travers 10 chapitres, dans lesquels la fine équipe, composée des héros de la saga, affronte des méchants pas beaux dans des combats au tour par tour. Jusque-là rien de surprenant, mais il est dès à présent bon de noter l’effort fait au niveau des graphismes. Ces derniers sont vraiment beaux, chaleureux et tout à fait respectueux de l’univers Sonic. Ce qui est également le cas du background de la série. Les héros sont égaux à eux-mêmes, Sonic est le valeureux relou, Tails est "précieux", Knuckles est bourrin et les autres sont nuls (mention spéciale quand même à Shadow qui n’est pas trop mal).

1.jpgJe peins un tableau plutôt mitigé du titre, mais les grandes lignes du jeu ne sont que banalités. Le combo Sonic-RPG-BioWare était pour moi un eldorado et il s’est effondré au bout de quelques heures de jeux. Même la maestria du studio de Mass Effect n’a pas pris. Il faut dire que le scénario est vraiment niais. Je vous le donne en mille, c’est de Knuckles et des Chaos Emeralds dont il est question au début. Et au fil des chapitres, l’intrigue ne décolle pas. On est loin de l’immondice de Sonic The Hedgehog (sur 360 et PS3) mais le niveau ne vole vraiment pas bien haut. Et c’est sûrement sur ce point que je pousserais mon plus gros coût de gueule. Nous sommes dans un RPG, et le fait qu’il soit basé sur l’univers de Sonic ne justifie rien. L’histoire d’un jeu de rôle est pour moi la clé de voûte, la base, l’alpha et l’omega d’un bon RPG.

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Les combats sont aussi à relever. Les ennemis sont visibles, en fonction de la façon dont le choc se fait, la joute se fera (ou non) en votre avantage. Quatre héros sont sur la piste, vous devez paramétrer les interventions de tous vos protagonistes avant la première action. Une façon de faire plutôt sympa, mais c’est sans compter sur le fait que ces combats ont une propension "aléatoire" assez agaçante. C’est simple, si le CPU a décidé que tous vos assauts pendant les quatre prochains tours seraient inefficaces, ils le seront. Et ça, sans aucune explication, ni raison valable comme pourraient l'être des troubles de statuts, une mauvaise manip ou autres. Néanmoins, à défaut d’être énervant, ces rixes ont le mérite d’être vivantes. Chaque super attaque (qu’on la reçoive ou qu’on la donne) devra être validé par une petite manipulation au stylet façon Ouendan (Elite Beat Agents). Sympa, sauf que c’est aussi valable pour les sorts de soin, et que rater sa manip devant un boss irritera un peu. En effet, si le jeu n’est pas spécialement dur, certains passages se révéleront assez coton. Dommage, vu la cible assez jeune du jeu. Je finirai pour les combats sur une note positive, le système de fuite est rigolo (le mot de merde, on voit vraiment que je suis saoulé). Vous ou vos opposants pourront tailler la route à n’importe quel moment du combat, à ce moment un petit jeu de course se déclenchera. Vous devrez faire sauter les quatre héros pour qu’ils évitent des caisses et ainsi réussir à fuir (ou à l’inverse, rattraper les ennemis froussards).

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Le dernier point sur lequel je veux poser un doigt est la progression. Tous vos personnages ont une capacité propre : Sonic peut courir vite et donc faire des loopings, Tails peut voler, le gros chat peut traverser des zones enfumées, etc. Ces aptitudes vous serviront à évoluer sur des minis maps (20 au total) et à franchir les obstacles qui vous feront face. Le hic, c’est qu’il faut souvent faire des allers-retours pour choisir parmi les 11 héros jouables pour avoir la bonne compétence. De plus, la traversé des niveaux devient à la longue assez rébarbative, poussive et téléphonée, avec en bonus ouate mille monstres à tuer.

art.jpgBlindé de défaut, Sonic Chronicles ne se démarque pas par le prestige de son développeur. Et c’est peut-être ça le pire ! On connaît l’amour que porte BioWare aux dialogues, on remarque l’effort porté sur le jeu (Sonic peut répondre de différentes manières à tous les dialogues), mais le peu d’impact qu’a cette attention sur le reste du titre ne le sauvera pas du naufrage. Malgré le cassage en règle auquel je viens de m’exercer, je peux dire sans mal que ce jeu est l’un des meilleurs produits estampillés Sonic depuis pas mal de temps. Est-ce un mal ? Je crois que la saga est maudite.

Posté par Med

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