Gears of War 2

Posté le 29 octobre 2008 dans Critiques

une.jpgPour tester les gros jeux, y a toujours des bastons à la rédac. J’ai hérité de Gears of War après avoir claqué une planchette japonaise à Kamoon, suivie d’une corde à linge et en terminant par une balayette interstitielle (non, en fait il avait d’autres jeux sur le feu). J’avais également eu la chance de tester Gears of War premier du nom, il y a une lointaine époque, dans un lointain magazine et j’avais été agréablement surpris par ces ricains d’Epic, que je ne voyais pas évoluer à si haut niveau avec leurs Unreal Tournament annuels. Nous allons maintenant voir si GoW 2 mérite vraiment son statut de jeu phare de la Xbox 360 pour ce Noël.

A la fin du premier opus, Marcus Phénix et ses hommes avaient pulvérisé des hordes de Locustes sous Sera, après avoir bataillé pour buter le Général RAAM, avant que le joueur ne se rende compte de l’existence de la Reine. La suite commence comme un film de guerre : toute l’Humanité est maintenant sur le coup, et, acculés qu’ils sont, les Hommes décident alors de passer à l’offensive. Le but de votre mission est simple : parvenir jusqu’au QG des Locustes pour le pulvériser, et enfin en finir avec cette boucherie. Mais la route est longue avant d’atteindre les profondeurs abyssales de Sera. On va pas vous mentir, ce GoW 2 ne révolutionne pas le genre qu’il a lui même sublimé voilà deux ans. Le terme de Gears ++ peut donc s’appliquer ici. Pourtant le titre est excellent, jouissif et parcouru d’un frisson épique extraordinaire. Voyons d’abord ça.

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Au niveau de l’univers déjà, ce GoW 2 met encore plus le focus sur le background très conséquent développé pour le premier épisode, mais qui restait alors très obscur si le joueur ne s’amusait pas à fouiner un peu par lui même. Les Guerres Pendulaires, l’Emulsion, le Jour de l’Emergence, soit autant de notions qui seront reprises dans le scénario, et le joueur sera amené à découvrir certains secrets bien gardés, autant dans le camp des Hommes que celui des Locustes, même si tous les mystères ne seront pas encore épaissis après le générique final. Dès le départ, le jeu file à 200 à l’heure et le premier chapitre donne réellement l’impression de participer à une guerre totale. Ce n’est plus votre petit groupe de 4 soldats qui est au feu, mais bien toute l’armée de la CGU. A noter que de nouvelles têtes arrivent, et qu’on reparlera également de vieilles gloires du passé. La mise en scène se veut d’ailleurs un peu plus travaillée, avec plus de séquences cinématiques et de scripts spectaculaires. Au niveau du gameplay, peu d’ajustements ont été fait. Le système de couverture et de déplacement a été assoupli (lorsqu’on maintient A, il est plus aisé de bouger et le perso n’ira pas automatiquement se coller au premier mur qu’il croise), et les quelques nouveautés abondamment mises en avant au cours des présentations (prendre un ennemi en otage, faire un duel de tronçonneuse) ne sont en fait que des gimmicks sympas et dont ne se sert que très peu. Le cœur du jeu reste le même, très efficace, très immersif et complètement jouissif.

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Des duels de tronçonneuse trop peu fréquents

Alors ce nouveau volet mérite-t-il tout le tapage fait autour ? Et bien oui, mille fois oui. Ce titre est d’une intensité peu commune. A la manière d’un Resident Evil 4, le rythme du soft de Cliffy B. est extraordinaire. Ca n’arrête jamais, le joueur a à peine le temps de reprendre son souffle. On passe de scène culte en scène culte, tout est plus grandiose qu’avant. A ce sujet, les graphismes sont justes renversants. Pas tellement différent du premier si on s’arrête sur un élément isolé (la modélisation des persos par exemple), mais le rendu final est monstrueux. Les décors se posent à portée de vue, et ont gagné en variété et en richesse (même si le design général reste toujours aussi particulier – gros héros bien balèzes, Locustes moches – mais tout le monde s’y est accommodé). La distance d’affichage a fait un vrai bond en avant, tout est soigné, détaillé. En fait, je ne souhaite pas vous en révéler trop (ce serait gâcher les surprises, qui sont réellement le moteur de cet opus), mais vous allez découvrir de nouveaux types d’ennemis, de nouvelles armes, des passages dynamiques de grande qualité qui contribuent à nous coller le sourire en permanence (même si la baston contre le boss de fin est un poil décevante). On sent qu'Epic a souhaité faire plaisir à ses fans. La durée de vie m’a paru sensiblement identique à celle du premier opus (mode solo uniquement) et nous essaierons de vous préparer un papier axé sur le mode multi (avec l’inévitable coop, mais aussi le nouveau mode de jeu nommé Horde).


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On pourrait donc conclure en disant que Gears of War 2 n’est qu’une version sous stéroïde de son ancêtre, et qu’au final il n’innove pas tant que ça. Mais se serait passé sur l’incroyable travail fourni sur le rythme, l’inventitivité des péripéties mises en place par les développeurs et tous le petits détails qui abondent. Un grand jeu, très puissant, qu’on termine sur les rotules, et ravi.


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