Impressions > Bayonetta : le jeu le plus fou de 2010 ?
Posté le 14 octobre 2009 dans Actualité
Sega a mis à disposition des joueurs japonais une démo du très attendu Bayonetta. Sous-titrée « Première apothéose », elle permet de s’adonner à une petite session de jeu. De quoi se faire une idée précise de ce que nous a concocté Hideki Kamiya (papa de Devil May Cry, Okami et Viewtiful Joe). Alors Bayonetta est-il aussi excitant à jouer qu’à regarder ?
Bayonetta est un pur beat them all dans la grande tradition du genre. Kamiya explique simplement que son dernier titre est né de l’envie de dépoussiérer le genre du jeu d’action en 3D, endormi depuis… DMC justement ! Tomonobu Itagaki (Ninja Gaiden) et autre David Jaffe (God of War) apprécieront… M’enfin, peut-on réellement donner tort à Kamiya ?
Ce texte n’étant qu’une preview, je vais éviter de m’emballer. Le premier ressenti sur cette démo est ce qu’il est, mais il ne faut pas préjuger de la qualité finale du titre. Mais bon sang, quel bonheur ! Il faut d’abord signaler que cette preview tournait sur Xbox 360 et offrait 3 parties distinctes : un didacticiel, un niveau nommé Clocher Ecroulé et un autre Metropole des anges. Ceux qui ont pu taté de la démo sur PS3 n’auront pas accès aux même zones.
On va donc y aller crescendo en commençant par l’aspect graphique. Rien à dire, c’est pluôt joli et très propre. En tout cas, de ce qu’on a pu voir, ça tient la route face à un DMC 4, certes sorti il y a presque deux ans. Le premier point important concernant Bayonetta est son ambiance. L’univers est kitsch et totalement fou. On nage allègrement dans le too much, le perso principal est une sorcière canon affublée de lunettes sexy et quelques morceaux de j-pop tournent en boucle. En clair, ça ne plaira pas à tout le monde, mais le tout est parfaitement voulu et assumé. Il faut prendre un peu de recul et user de son second degré pour rentrer dans le trip des développeurs.
Au niveau gameplay, maintenant, la config de base vous offre le choix entre trois types d’attaque : pied, point et usage des 4 pistolets de la donzelle (un fixé sur chaque membre). Comme tout beat them all qui se respect, la clef réside dans les combo et donc l’enchaînement de ces différentes composantes. Mais là où Bayonetta fait fort, c’est que les possiblités semblent presque infinies ! Pour parler en termes un peu plus techniques, chaque enchaînement peut-être poncuté par une salve de balles si on laisse appuyé sur le bouton d’attaque, on peut envoyer en l’air son ennemi pour l’enchaîner, et chaque coup en décalage de tempo déclenchera une grosse attaque capillaire de la sorcière (point géant ou talon aiguille immense pour frapper les ennemis). De base, le nombre de combo est proprement hallucinant. Mais il faut savoir qu’on peut également basculer en mode katana / fusil à pompe avec autant de possibilités à la clef. Enfin, il sera possible d’utiliser des armes abandonnées par des ennemis (hache, fléau d’arme, tromblon, etc.) qui eux mêmes posséderont leurs propres attaques ! Quant on sait que la version finale offrira encore plus d’armes différentes, on pleure.
Kamiya est allé plus loin en offrant quelques originalités au gameplay. Il est par exemple possible, en effectuant un 360° avec le joystick couplé à un bouton d’attaque, de passer en mode gunfight, avec un personnage immobile, une caméra rapprochée et la possibilité d’affuster tous les ennemis alentours. Il sera même permis de rattraper un ennemi à la volée et de les projeter au sol à droite et à gauche autant qu’il le faudra. Enfin, une fois la barre de magie remplie, le joueur peut déclencher une attaque sadique, sorte de super finish hyper impressionnant pour achever l’adversaire. Autant dire que niveau gameplay, on est dans le très haut du panier.
Pourtant un beat them all ne serait rien sans une maniabilité et une animation réussies. Dans le premier cas, c’est parfait. Tout est très fluide et il est aisé d’enchaîner les coups. Un débutant aura d’ailleurs plus de facilité à réaliser des enchaînements impressionnants (comparé à DMC par exemple), mais la maîtrise totale des coups demandera bien plus d’investissements que dans le jeu de Capcom. Bayonetta se la joue donc accessible et profond (voire vertigineux). A ce sujet, si le premier niveau fait un peu peur (caméra assez lointaine, action confuse), le second est plus posé et classique. En fait lors de la première partie, on a la déagréable impression de ne rien maîtriser et de mourir sans trop savoir pourquoi. Croyez moi, il faut passer ce stade, car avec un peu d’entraînement, le jeu devient purement jouissif, on contrôle tout de A à Z et le titre devient même un peu facile. C’est à ce moment là que la chasse aux médailles interviendra pour le joueur (dépendante du temps de jeu, des dégats reçus, etc.). Concernant l’animation, c’est là aussi parfait. L’héroïne bouge admirablement bien (son déhanché fera date), mais c’est la fluidité de l’action qui fait le plus plaisir à voir. Jamais on n’a l’impression de manier un perso lourd posant des diffcicultés pour enchaîner. Non, ici, on se sent vraiment libre.
En clair, et après pas mal de temps sur cette version preview, Bayonetta s’impose pour moi comme l’un des jeux les plus attendus de 2010 (avec Heavy Rain). En tout cas comme le plus excitant. Le gameplay est profond et jouissif (je ne vous parle même pas des combats contre les boss !) et le titre est bardé de clins d’œil en tout genre (la floraison d’un parterre végétal à la Okami, les rings à ramasser à la Sonic, etc.). Gros coup de cœur !
CouCou
Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : platinium games, clover studio, hideki kamiya, devil may cry, action |








































Commentaires
Autant les premiers visuels m'avaient laissé de marbre, pas très accroché par le sexy en cuir de la rousse, autant à la lecture de l'article, cela semble être ce que les développeurs avaient promis : une hyperbole constante.
Ecrit par : Numerimaniac | 15 octobre 2009
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