Professeur Layton : le pont entre casual et gamer
Posté le 16 octobre 2009 dans Analyses
Professeur Layton est la nouvelle licence juteuse de l'éditeur qui monte, Level 5. Le premier épisode, sortie l'an dernier a réalisé un gros carton, aussi bien au Japon, son pays d'origine, que chez nous. Véritable succès critique et commercial, Professeur Layton a su également convaincre les hardocre gamers, pourtant réputés difficiles. Alors que ses fondamentaux résident dans une approche très casual, comment expliquer cette adhésion des gros joueurs ?
Pour les retardataires, il faut peut être commencer par définir ce qu'on trouve dans un jeu comme Professeur Layton. Le soft vous met au commande du Prof Layton, archéologue brillant et amoureux de mystères de toutes sortes, et de Luke, son jeune apprenti. Le gameplay s'articule en deux parties : l'exploration et la résolution d'énigmes. En fait la première de ces composantes ne sert qu'à conduire le joueur d'une énigme à l'autre. De fait, le cœur du titre n'est pas si différent de titres estampillés casual, qui proposent de picorer de ci de là quelques énigmes sur sa DS. Le tout est très accessible, ceci appuyé par une localisation française excellente (les doublages en VF ont même fait leur apparition avec le second opus, sorti il y a quelques jours). Professeur Layton représente donc une sorte d'archétype du jeu casual : accessible à toute la famille, pouvant être parcouru par petites sessions, offrant une maniabilité entièrement gérée au stylet et le tout est même très politiquement correct (Layton est un vrai gentleman et donne de vraies leçons de vie à son apprenti sur la galanterie, la nécessite de faire du sport, etc.).
Pourtant Professeur Layton passionne, aussi bien les casuals que les gamers. Preuve évidente que les deux "clans" ne sont pas si hermétiques que ça et que toutes ces appellations, plus ou moins péjoratives, ne sont le fruit que d'étiquettes collées à la hâte par certains. Level 5 a simplement tout compris à la vie. Le titre propose d'abord une direction artistique incroyable : le design est magnifique (à la japonaise, mais très influencée par une certaine vision de l'occident), le scénario progresse par le biais de cinématiques en dessin animé très réussies et la musique est simplement divine. C'est simple, on sent derrière tout ces artifices une réelle volonté de bien faire, un respect profond envers le public (malgré la multiplication des titres de la franchise). On peut rapprocher ce type de jeu d'une autre saga très populaire sur DS : celle des Phoenix Wright. Là encore, le propos, très casual, est subtilement enrobé et - surtout - la qualité est au rendez-vous.
La manie qu'ont tous les media à ranger les publics dans des cases vole en éclat avec des titres comme Professeur Layton. Nous nous rendons compte qu'au final, nous ne sommes que des joueurs, amoureux des bons jeux, qui ont été developpés consciencieusement, sans cet aspect baclé qu'on peut trouver chez d'autres voulant surfer sur la vague (Bienvenue chez les Ch'tis et autres perles vidéoludiques). Qu'on se le dise, j'attends la rentrée prochaine avec impatience pour pouvoir repartir à l'aventure avec le Professeur Layton et son apprenti.
CouCou
Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : level 5, ds, énigmes |










































Ecrire un commentaire