Cet été sur le Xbox Live Arcade : le retour de la 2D

Posté le 07 septembre 2008 dans Dossiers

b44587e4c46df29f5c50407f89a49151.jpgDans la deuxième partie de ce dossier consacrée aux titres de qualité sortis sur XBLA, nous allons nous pencher sur trois titres aussi différents qu’excellents. Au repassera au rayon remake avec Bionic Commando Rearmed, vieux titre Nes remis au goût du jour par Capcom, mais on aura aussi de l’inédit, et du lourd, avec Braid et Castle Crashers, marquant un renouveau de la 2D sur nos consoles de jeux. Et puis un petit mot pour conclure sur Fable II Pub Games, un titre dont nous reparlerons à l’occasion de la sortie du hit de Molyneux, mais qui sent un brin l’arnaque.

Bionic Commando Rearmed
0f179e80d597333ef46013c16da83edd.jpgOn va débuter tranquillement avec Bionic Commando Rearmed. A la manière de 1942 dont je vous parlais hier, il s’agit d’une remise au goût du jour d’une franchise de Capcom. En attendant l’épisode entièrement inédit en 3D temps réel actuellement en gestation, la firme d’Osaka nous offre donc ce Rearmed. Le titre fait montre d’une plastique plutôt flatteuse et use de la fameuse 2.5D. L’action est très lisible et les couleurs sont très flashies (y a qu’à voir les photos). Pour le reste on se retrouve en face d’un jeu d’action old school : votre perso part sur le champ de bataille afin de contrarier les velléités guerrières d’un clone de M. Bison de Street Fighter (on parle bien de Vega pour les puristes). En plus d’un arsenal conséquent (lance-missile, fusil à pompe, laser...) qui s'étoffe au fur et à mesure de votre progression, le héros possède surtout son grappin sur lequel repose tout le gameplay. La maniabilité est très rigide, comme à l’époque, et le perso ne peut pas sauter. Je vous conseille de faire un tour par le didacticiel afin de dompter les aptitudes de votre perso, et à partir de là, c’est du bonheur. On s’amuse et on virevolte avec son grappin, tel un Spiderman coiffé à la brosse. Le choix de mission s’effectue sur une carte, et la progression n’est pas linéaire (vous aurez parfois plusieurs destinations possibles), et vous pourrez également vous rendre dans l’un des camps de votre armée pour souffler un petit peu et débloquer des missions particulière (presque une cinquantaine, vous demandant de vous rendre d'un pont A à un pont B le plus rapidement possible – très sympa et plutôt corsé). Si au cours de vos déplacement sur la carte, votre hélico croise la route de véhicules ennemis, une séquence avec vue de dessus se déclenche. Plutôt courte, mais non moins sympathique, ces phases varient un peu. Les niveaux « classiques » se jouent avec vue de profil et chaque mission se conclue invariablement par un boss. A ce sujet, il est possible, via un mini-jeu marrant, de pirater les communications ennemies afin d’entendre des indices sur les points faibles de ces gardiens de niveau. Passé les premières minutes et l’adaptation à la maniabilité, la progression se fait sans trop bloquer et j’ai pris beaucoup de plaisir à jouer et à dénicher les nombreux secrets éparpillés ça et là. A noter que l'humour est très présent et donne un cachet second degré salvateur à cette guerre. Un mode deux joueurs en simultané est également de la partie et le titre justifie plutôt bien son prix de 9€60.

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Braid
f3ecb420fdfbface1b50d4992651e860.jpgPassons maintenant à un gros morceau. Il faut dire que son prix supérieur à la moyenne (1200 points Microsoft, soit environ 14€40) ne laisse guère de mystère sur l’ambition du titre. Braid est issu de l’imaginaire de Jonathan Blow, créateur indépendant et désormais star de ce milieu. Il faut dire que ce titre a bénéficié d’un buzz plutôt important qui laissait envisager un titre d’exception. Sous ses allures primaires de jeu de plate-forme en 2D (beaucoup d'allusions à l'univers de Mario dans les décors), Braid est en fait un jeu de réflexion basé sur la maîtrise du temps. Chaque stage est découpé en niveaux, lesquels abritent des pièces de puzzles, inaccessibles de prime abord. Chaque stage est gouverné par une loi particulière ayant attrait à l’altération du temps. Le premier niveau, par exemple, vous familiarise avec la possibilité de revenir en arrière à volonté. Un saut mal calculé, un ennemi qui vous touche ? Une pression sur X vous permettra de remonter le temps afin de rectifier votre action. Vous apprendrez ensuite que certains objets sont « hors du temps » et qu'aucune manipulation ne pourra les altérer. Enfin, un dernier exemple pour éviter de tout dévoiler, un autre stage vous offre la possibilité d’invoquer un double de votre héros, qui reproduira à l’identique toutes vos actions intervenues avant un retour dans le temps. A partir de là s’articulent de très nombreuses énigmes qui mettront votre intuition et votre sens de l’observation à rude épreuve. Certains cas de figure sont vraiment pas évidents, et n’hésitez pas à faire appel à des cerveaux « neufs » qui auront un regard différent sur l’énigme. Comme si cela ne suffisait pas, le titre jouit d’une esthétique absolument somptueuse. Il faut dire que Blow a fait appel à un illustrateur pour booster le capital graphique de son bébé, et le résultat est sans appel : c’est sublime. D’ailleurs tout l’enrobage artistique du titre est parfait, les musiques en particulier atteignent des sommets de mélancolie. Un seul regret, les sprites du héros et des ennemis sont un peu petits et on aurait aimé pouvoir les contempler via une résolution supérieure. A ce niveau là, je ne peux que vous conseiller ce titre, absolument incroyable, son potentiel ludique étant vraiment immense. Mais Braid va encore plus loin. De part sa thématique et son histoire, le titre soulève de très nombreuses interrogations sur le pourquoi de l’aventure. Je n’en dirais pas plus, mais Braid fait partie de ces titres qui donnent à réfléchir, et qui alimentent le débat sur l’appartenance du jeu vidéo au monde de l’art. Les niveaux de lecture de la trame scénaristique implicite ou explicite son très nombreux, certains plus terre-à-terre et touchant directement l’histoire de notre avatar de pixel, d’autres beaucoup plus profonds, véritable métaphore universelle, ou encore reflet du créateur au travers de sa propre œuvre. Il est délicat d’aborder ce point, chacun ayant un niveau différent de sensibilité et ne verra peut-être pas la même chose que son voisin. Mais au final, tout s’emboite parfaitement, et le gameplay et le scénario se font constamment écho l’un à l’autre et forment un puzzle impressionnant et vertigineux. Mais que ceux qui ne veulent pas se prendre la tête se rassurent. Comme je l’ai expliqué au début du texte, le titre peut s’apprécier d’une manière exclusivement ludique et demeure en l’état un titre à posséder également. Par contre, je ne saurais conseiller ce jeu aux joueurs impatients. Les énigmes jonchant la progression demandent beaucoup de réflexion et il est possible de rester bloqué un long moment. La durée de vie sera ainsi conditionnée par votre faculté à résoudre ces mécanismes. Pour ma part, l’aventure a du m’occuper cinq à six heures, mais quel plaisir de collecter l’ensemble des pièces ! Un sentiment de satisfaction énorme, juste perturbé par l’accès à un dernier niveau surprenant. Braid est un titre exceptionnel qui saura réjouir les plus patients d’entre vous.

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Castle Crashers
47dd0172a482f9be90052b613cbe2762.jpgEncore un titre énorme, mais dans un style complètement différent cette fois. Castle Crashers est un bon beat them all des familles jouables à quatre en simultané. Vous prendrez les commandes de quatre chevaliers, chacun affilié à un élément conditionnant son type d’attaque magique (poison, glace, feu et éclair). Et c’est à coup de hache ou de matraque que vous allez défourailler dans la joie la horde d’ennemis se présentant à vous. La trame principal et la recherche des quatre princesses enlevées ne sont qu’un prétexte à un défouloir jouissif. L’humour est omniprésent et le gameplay ne manque ni de subtilités (on acquiert des nouveaux coups au fur et à mesure de sa montée en expérience) que de variétés (des phases de fuite à scrolling dynamiques, des bons gros boss, des arènes blindées d’ennemis, etc.). A chaque montée de niveau, à vous de répartir des points de capacité selon vos priorités entre puissance, magie, vitesse et santé. Vous récupérez aussi au cours de votre périple des orbes d’animaux au effets variés qui vous octroieront certaines capacités (support offensif, rapidité accrue dans l’eau, etc.). Produit par les auteurs d’Alien Hominid, le titre respecte l’exigence visuelle imposée par cette ancienne production. La 2D pète vraiment, les couleurs sont sublimes et les différents effets ajoutés (feu, poussière soulevée, etc.) témoignent du travail de titan opéré. Caste Crashers est un jeu jouissif et bourrin, et le mode quatre joueurs s’annonce comme dément (on a pu le tester brièvement à la rédac au cours d’une soirée très arrosée durant laquelle Carta, armée de sa télécommande universelle a fait tourner Kreu en bourrique en lui faisant penser que sa télé HD 148 cm à 4000€ déconnait un maximum). Le prix de vente est identique à Braid et pourrait rebuter les moins enthousiastes. Un seul conseil alors : télécharger la démo pour vous faire une idée. Sachez tout de même que la durée de vie est plutôt correcte. Gros coup de coeur avec Braid.

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Fable II Pub Games
Enfin on termine avec Fable II Pub Games. Pour ceux qui l’ignorent il s’agit ici d’une compil de trois « jeux de taverne » originaux qui vous proposent de vous enrichir et de transférer la thune acquise à votre partie de Fable II. Les trois jeux dispos sont inventifs (un jeu basée sur des cartes, un autre sur des mises de jeton et le dernier sur une association de symbole) mais présentent un intérêt très limité. On y reviendra au moment de la sortie de Fable II afin de vérifier les apports réels de ce titre, mais en l’état, et pour 800 points Microsoft, je ne peux vous le conseiller. Seul point positif : l'ambiance sonore. Circulez.

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Verdict
Les trois jeux présentés aujourd’hui (je compte pas Fable, vous l’aurez compris) sont de véritables tueries. Bionic Commando pourrait rebuter ceux qui n’ont pas connu l’époque des 8 bits où le gameplay rigide ne nous empêchait pas de prendre notre pied, mais téléchargez au moins les démos afin de vous faire une idée. Par contre, je le répète, je déconseille Braid aux joueurs impatients, et Castle Crashers séduira en priorité les fans de beat them all susceptibles de jouer à 4 (en local ou en multi), la lassitude pouvant avoir raison des autres. Mais j’ai été ravi de trouver sur XBLA des jeux de ce calibre, présentant en plus une réalisation en 2D absolument somptueuse.

Lire la première partie du dossier : Cet été sur le Xbox Live Arcade : shoot et nostalgie

Posté par CouCou

Cet été sur le Xbox Live Arcade : shoot et nostalgie

Posté le 06 septembre 2008 dans Dossiers

f79f6412da282e288e058226970eb23a.jpgLe Xbox Live Arcade (XBLA) a connu un été des plus fastes. Ce service de téléchargement de jeux initié par Microsoft pour sa machine connaît un vrai succès auprès des joueurs. Deux raisons à cela. Tout d’abord, la qualité de l’offre est en constant accroissement, et ces « petits » jeux sont proposés à des différents bien loin des 70€ requis pour un titre conventionnel. Mais, allez savoir pourquoi, ces softs sont peu chroniqués par les sites spécialisés, nous y compris. Il faut dire que l’offre est très importante et que de très nombreuses bouses se cachent dans la tas. Voici tout de même ce petit dossier pour se faire pardonner.

1942 : Joint Strike
fafbf4fdb7d35e02da9e4e1105058cb3.jpgJe vais tout d’abord vous parler d’un titre de Capcom, nommé 1942. Les plus vieux croutons (et donc notre popo à nous) auront déjà tilté, il s’agit d’un remake d’un vieux jeu d’arcade sorti il y a maintenant une vingtaine d’années. Chose étonnante, le contexte du soft se situe durant la Seconde Guerre Mondiale, une ambiance radicalement différente des autres shoot d’alors, beaucoup plus axés futuriste et extra-terrestres. Vous êtes aux commandes d’un avion de chasse (trois choix possibles, aux capacités différentes : plus rapide, plus résistant, etc.) et serez amenés à lutter contre d’autres unité aériennes, mais aussi terrestres (tanks) ou maritimes (bateaux, porte-avion, etc.). A noter qu’un filtre graphique a été inséré en début de chaque stage pour simuler l’ancienneté du contexte. Sympa. Ce titre avait aussi fait sensation à l’époque en devenant le premier shoot them up à proposer des items accroissant la puissance de feu de votre avion. Concrètement, en butant des ennemis particuliers (ou des groupes d’ennemis), ces derniers laissent derrière eux une pastille à récupérer qui vous offrira une nouvelle capacité de tir. On note, en vrac, et selon le type choisi : un laser, un tir à la cadence plus soutenue, un pattern de tir plus large, etc. et donc beaucoup plus efficace que votre pétoire de base. A noter que l’item à récupérer change de propriété avec le temps, et il est donc possible de temporiser un moment afin d’obtenir son arme favorite. Il est toujours possible d’utiliser une bombe aux effets dévastateurs(qui fait faire un looping à votre véhicule), des tirs chargés ou des tirs plus puissants, mais limités, afin de lutter contre les boss, plutôt retords. Sinon on se retrouve avec un shoot des plus classique (à notre époque) qui reste un genre très jouissif et peu représenté actuellement. En lieu et place des 32 niveaux de la borne d’arcade de l’époque, ce remake propose 5 stages, à la difficulté assez relevée (même en mode Pingouin qui correspond pourtant au grade facile). La recherche du high score ne sera donc l’apanage que des plus doués ou des plus acharnés (les ennemis détruits vous laissent des médailles qui gonfleront vos stats). Mais les fans d’antant devraient sauter sans sourciller sur cette nouvelle version, d’autant plus que le lifting graphique opéré demeure bien sympathique.

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Geometry Wars 2 Evolved
59cdee7b0bad99ec43d124055000d17f.jpgGeometry Wars 2 est la suite de l’un des jeux les plus marquants du XBLA. Développé par Bizarre Creations (Project Gotham Racing) désormais sous la houlette du géant Activison, ce titre fait donc figure de mètre étalon au sein du service de téléchargement de Microsoft. Rappelons rapidement le principe : vous déplacez votre vaisseau avec le stick gauche dans une arène fermée et vous êtes assaillis par une horde d’ennemis. Pour en venir à bout, il suffit de les shooter en inclinant le stick analogique droit dans la direction de l’hostile à descendre. Un principe on ne peut plus simple qui rend l’expérience de Geo Wars 2 instinctive. On joue le cerveau plongé dans la bataille avec ses seuls réflexes comme arme, sans passer par la case conscience. L’expérience de jeu est brute, hypnotique et l’envie de replonger est constante. Concernant les modes de jeu, ceux-ci sont au nombre de 6 (facilement déblocables) et leur variété reste un gros point fort du soft de Bizarre. Je ne pourrais malheureusement pas vous dire quelles sont les nouveautés apportées par cette suite étant donné que j’avais très peu touché à la version précédente. Enfin, voici un bref descriptif de chaque mode. Le mode Limite vous demande de faire le meilleur score possible en 3 minutes. Il s’agit du mode de base, lequel vous offre un nombre illimité de vie. Si vous vous sentez acculés, déclenchez une bombe en pressant sur la gâchette, ce qui nettoiera une bonne partie de l’écran. Une fois les ennemis liquidés (chacun ayant un « pattern » distinct : les oranges qui vous foncent dessus, les violets fourbes, etc), à vous de ramasser les figures géométriques abandonnées alors et qui jouent le rôle de multiplicateur de score. Le second mode nommé Roi vous donne la possibilité de vous abriter dans des refuges, seuls endroits où il vous sera possible de tirer. Le refuge ne reste actif que quelques secondes et il vous faudra donc déblayer le passage vers un autre refuge, puis passer de l’un à l’autre. Le troisième mode s’intitule Evolué. Il est identique au premier sauf que le temps n’est plus le facteur limite. En effet cette fois, c’est votre nombre de vie qui est fixé (4 vies et 3 bombes, dont un peu accroitre le nombre en augmentant son score). Et parce que je sais que ça vous intéresse, il s’agit de mon mode préféré. Plus peace, on trouve aussi le stage Pacifisme, où il vous ait impossible de tirer. La seule façon de détruire les ennemis est de passer dans un portail qui anéantira les assaillant les plus proches. Et enfin on trouve Vague, vous opposant à des… vagues d’ennemis, horizontales ou verticales et Séquence : 20 niveaux à finir en 30 secondes chacun, la perte d’une vie entrainant un changement de niveau. A vous de tous les boucler avec succès. Ces deux derniers modes sont les moins réussis à mon gout. L’ambiance et l’aspect graphique n’avaient pas été étrangers au succès du premier opus. Ici aussi, on trouve un jeu très beau, jouant avec des effets de lumière sublimes, un vrai feu d’artifice. Le revers de la médaille reste que les grosses explosions peuvent entrainer un défaut de lisibilité, mais rien de grave. Le musiques assez techno sont dans le trip et finissent d’immerger le joueur. Au final, on a un titre très fun, assez varié, qui comblera les fans du premier opus et qui risque de convertir de nouveaux adeptes. Par contre, du fait que le seul challenge du titre soit la recherche du high score, certains pourrait le trouver redondant sur le long terme.

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Shizoid
f874edd36ed11ccbc2c2fc221d9136c0.jpgLe dernier jeu dont nous allons parler aujourd’hui est une excellente surprise. Développé par Torpex Games, Shizoid est en fait le premier jeu issu du système XNA de Microsoft, et donc se révèle être le premier jeu amateur du XBLA. Enfin, amateur ne doit pas être pris au sens péjoratif, parce que Shizoid est énorme. Au niveau du système de jeu, on se retrouve avec un mix de Geometry Wars et Ikaruga (shoot them up culte de Treasure dispo sur Dreamcast, GameCube et XBLA). Le titre vous met donc au commande de deux vaisseaux, un rouge et un bleu. Votre but sera de bouffer tous les ennemis d’un tableau avant de passer au suivant. Le plus drôle étant que le vaisseau rouge devra engloutir les ennemis rouges, mais devra éviter les ennemis bleus, tout contact entrainant la perte d’une vie (et bien sûr vice-versa pour le vaisseau bleu). Pour relever le tout, les ennemis ont des patterns de déplacement bien particuliers, qui fait qu’ils seront attirés par le vaisseau à détruire et repoussés par celui à fuir. Voilà un concept diablement intéressant, et quelques ennemis de couleur neutre (dangereux pour vos deux vaisseaux) viendront pimenter le tout. Le jeu se divise en chambres, chacune composée de 7 niveaux, et autant dire que la durée de vie est plus que confortable (plus d’une centaine de niveaux au compteur, j’avoue de pas être allé au bout). Comme je suis un mec plutôt mystérieux, j’ai volontairement laissé ces quelques lignes de suspens pour expliquer comment se joue Schizoid. Bah, il faut dire que je vous parle de deux vaisseaux sans expliquer le schimili…, heu le schilimi, enfin le truc. Donc en mode solo, un mode de jeu vous met au commande d’un vaisseau, le second étant piloté par l’ordi. Plutôt inintéressant. Le second, complètement diabolique, vous demande de piloter chaque vaisseau avec l’un des stick de la manette. Autant dire qu’on galère pas mal au début, mais qu’après on tripe à mort. La désynchronisation des mouvements des deux pouces, le suivi de vos deux vaisseaux à l’écran demandera un temps d’adaptation, mais quel pied lorsqu’on maitrise. Mais LE gros intérêt de Schizoid se révèle en mode coop (Live par internet ou local). Là, le mot coopération prendra tout son sens et le trip est d’autant plus accentué lorsque les mauvaises langues reposeront le poids de la défaite sur leur collègue. Les stratégies de jeu s’affinent avec l’expérience acquise et le tout est réellement très addictif. Ouaip, ça tue vraiment.

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Verdict
Je voudrais terminer par un petit verdict. En effet, comme vous avez du le lire, les trois jeux chroniqués sont très bon pour qui aime le genre du shoot, chacun dans un style différent et tous jouables à deux. Pour être clair, sachez que les trois jeux sont dispos pour 800 points Microsoft (soit à 9€60 en euro français bien de chez nous, ce qui est le tarif « normal » du service). D’abord, bénissons tout de même ces nouveaux système de download (XBLA, Wii Ware de Nintendo ou encore le PlayStation Network de Sony) qui nous offre aujourd’hui de très bons représentants d’un genre presque disparu. En effet, les shoot them up ne courent plus les rues, et quand bien même un titre sortirait sur console de salon, le curieux hésiterait à deux fois avant de débourser 70€ pour se l'offrir. Les jeux dispos sur ce service ont donc atteint un vrai bon seuil de qualité et offrent de l’inédit ou du remake traité de bien belle manière. Mais assez bavardé. Si vous bourse ne vous permet que l'achat d'un seul de ces titres, je vous conseille Schizoid si vous avez un pote sous la main ou Geometry Wars pour pratiquer seul. Le titre de Capcom est également très bon, mais ses mécaniques vieillottes et sa difficulté ne toucheront que les fans de shoot purs et durs et risquent de laisser sur le carreau les néophytes du genre.

Demain, la qualité sera également au rendez-vous, et nous traiterons cette fois de Braid et Castle Crashers (deux pures perles), mais aussi de Bionic Commando (quoi encore un remake de Capcom ? étrange...) et (très peu) de Fable II Pub Game.

Lire la seconde partie du dossier : Cet été sur le Xbox Live Arcade : le retour de la 2D

Posté par CouCou

Game Convention Leipzig 2008

Posté le 21 août 2008 dans Actualité

17bc62d66afc4f8159490f3f2df948c7.jpgNous y voici! C’est bientôt la rentrée du jeu vidéo! Et pour commencer en douceur, nous allons démarrer en faisant un petit tour du côté de la grand-messe du jeu vidéo européen, la Game Convention 2008 à Leipzig.



La septième édition de ce salon se doit d’être à la hauteur des attentes des européens surtout après avoir réalisé des chiffres records pour le salon de 2007 avec un total de 185.000 visiteurs et de 503 exposants. Mais déjà, le constat de cette édition est mitigé car, il faut le rappeler, la GC se retrouve pris en étau entre l’E3 (mi-juillet) et le Tokyo Game Show (9-12/10/08) qui lui sape toute grosse annonce de nouveauté. A Liepzig, donc, peu de surprise, Nintendo est absent du salon (et séchera aussi le TGS) et Microsoft assied son discours de l’E3 et ne proposera qu’une keynote pour l’événement. Seul Sony, en difficulté avec sa PS3, a tenu hier une vraie conférence avec quelques surprises pour le vieux continent. Dans sa globalité la Game Convention sert surtout aux éditeurs qui peuvent exposer aux gros portefeuilles européens, les prochaines commandes que nous allons pouvoir faire au petit papa noël.

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Soyons clair, mon but n’est pas de faire un listing de tous les jeux présentés lors de ce salon. Beaucoup était présenté en version jouable mais mon dégoût face à un certain manque de nouveauté et de créativité de la part des éditeurs me forcera à une sélection drastique et basique des titres.

4e61712338266e309f5f8bd06e0f8d27.jpgChez Sony donc, l’heure était venu de caresser les joueurs dans le sens du poil, car il faut le dire, en Europe, Sony est très peu présent dans les petits salons régionaux et nationaux laissant souvent sa place à Microsoft et surtout Nintendo qui préfèrent, eux, une relation de proximité en étant présent dans tout événement touchant de près ou de loin au jeu vidéo.
Sony nous a donc présenté quelques nouveautés hardware : la PSP 3000, comprenant un micro intégré, un meilleur écran LCD promettant d’être encore plus performant pour des utilisations extérieures, tout cela dans une version encore plus mince que la silm. Elle sera commercialisée à partir du 15 octobre à 200 € en pack avec jeux ou logiciels. Espérons pour Sony, que cette nouvelle version de la PSP pourra endiguer les vagues de piratages sévissant sur cette machine.
Il y a aussi eu l’annonce d’une PS3 avec un disque dur de 160 Go à 449€ qui sera commercialisée pour le 31 octobre. Cette nouvelle offre s’inscrit dans une logique de transformation de la PS3 en gros outil multimédia avec, d’ailleurs, l’apparition comme accessoire d’un clavier à enchâsser sur sa manette play3. On remarque aussi un encouragement vers le téléchargement avec le « peut-être » bon d’achat de 70 € vers le PSN donné avec la Playstation3 160 Go. N’oublions pas la version 80 Go qui vient de remplacer les modèles 40 Go à 400€. Cette augmentation des capacités des disques durs servira aussi à l'accessoire PlayTV qui permettra de transformer la PS3 en magnétoscope numérique.

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ba5eb7710a9118ffcac1cd35041f475a.jpgCôté jeux, Sony a appuyé la sortie de ses futurs exclusivités avec des démos jouables de Little Big Planet daté pour le 29/10/08, Motorstorm Pacific Rift (10/10/08), Resistance 2 (courant novembre) et Killzone 2. Rien de bien nouveau en somme.
La seule nouveauté à la conférence de Sony vient de la présentation d’Heavy Rain développé exclusivement sur PS3 par le studio français Quantic Dream. Prometteuses, les premières vidéos proposent une ambiance sombre et immersive avec un système de Quick Time Event en guise de gameplay. On attend d’en voir plus avant de trop s’enthousiasmer, mais le célèbre directeur de production français David Cage promet un jeu basé sur l’émotion qui dépassera se qui à été déjà vu.
Beaucoup de chose pour Sony donc, mais pas assez de surprise clinquante pour nous pauvre européen. On remarquera encore une fois la rareté des jeux exclus PSP avec un timide Locoroco 2, Buzz sur PSP et Star Ocean First Departure annoncé pour octobre 2008.

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Au-delà de Sony cette GC fut l’occasion pour de nombreux éditeurs de présenter quelques blockbuster pour les fêtes de fin d’années, voici un rapide compte rendu :

e81368373872a2a2e9add19e0f25cf2d.jpgDu côté des exclus Nintendo, MadWorld de Platinium Games (ex Clover studio) édité chez Sega a de quoi ravir tout les amateurs d’esthétisme et de boucherie dans un jeu proche, dans son gameplay, de God Hand avec des touches de No More Heroes. Donc fan de jeu colorée et mignon passez votre chemin! Samba de Amigo Wii était de la partie mais on remarquera The House of the Dead : Overkill exclu à la Wii et promet une ambiance très proche du film Planète terreur de Robert Rodriguez.
Sega toujours, a proposé des démos jouables de Sonic Unleashed qui sortira sur PS3, 360 et Wii en novembre 2008.

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Autre coup d’éclat avec la démo de l’étrange Mirror’s Edge. Ce jeu mixant plateforme à la première personne et FPS marque un concept étonnant mais aussi très difficile à mettre en œuvre quant à la précision lors des phases de plateforme et la diversité des environnements. Une chose est sure aux vues des premières vidéo c’est que le jeu apporte un bon bol d’air frais et se révèle assez impressionnant. Electronic Arts tient là un bon jeu qui pourra ravir les joueurs de 360, PS3 et PC en manque d’originalité.

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Moins original, mais certainement très attendu par une horde de fan. Star Wars : Le Pouvoir de la Force était aussi jouable, prévu pour le 19 septembre sur notre territoire, le titre a de quoi ravir le cœur des aficionados de jeu d’action.
Tomb Raider Underworld promet aussi beaucoup, après l’excellent Anniversary ce soft se présente comme étant aussi beau qu’Uncharted Drake’s fortune.

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1ba9c48c7a63b741618af143c5f5c714.jpgSur PC les démonstrations d’exclu étaient rares car maintenant, et cela pourra réjouir beaucoup de possesseur PC mais aussi de consoles, le multi plateforme entre PC, 360 et PS3 est vraiment de mise. Du coup les jeux de courses bourrin comme Pure ou Fuel mais aussi des FPS comme Far Cry 2 font leur apparition sur les trois plateformes. Street Fighter 4 en a aussi profité pour faire son show et faire saliver les joueurs en quêtes de baston.
Comme exclu PC, je retiendrais surtout Dragon Age : Origins de Bioware qui s’annonce d’une richesse qui transcendera et dépassera largement le mythique Baldur’s Gate.
Sims 3 propose aussi sa petite révolution sur PC pour le bonheur des joueurs en quête de vraie nouveauté et d'ne immersion dans la vie réelle beaucoup plus riche.

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Terminons par le gros duel des deux gros blockbuster en Europe entre Fifa 09 et PES 2009 chacun y va de ses annonces et de ses démos. Fifa proposera en tout cas plus de contenu et un meilleur gameplay, quant à PES 2009 se sera une refonte globale de la physique de jeu pour en faire un jeu qui ose encore plus vers le réalisme.

Pour conclure, il est clair que la liste des jeux présentés qui pourraient retenir notre attention pour cette fin 2008, est énorme! La rentrée s’annonce vraiment riche! Mais on peu juste regretter l’absence des rpg nippon qui seront plutôt présent lors du Tokyo Game Show. On se réjouit, par contre, de l’absence des jeux casual sur le devant de la scène pour des annonces plus orientées gamer.
Mais tout cela manque d’originalité pour un continent qui ne cesse d’augmenter, de façons exponentielles, son budget vers les loisirs vidéoludiques.


Posté et écrit par Mr.popo pour Console Syndrome

E3 08 - 3ème jour

Posté le 17 juillet 2008 dans Dossiers

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Après avoir dévoilé les contenus des différentes conférences des trois constructeurs et constaté le faible niveau d'ensemble, nous allons nous intéresser aujourd'hui aux autres conf, menées par les différents éditeurs du marché. On parlera donc de Capcom (un petit peu), de Konami (pas des masses non plus), d'Activison (idem, car peu de surprise) et enfin d'Ubisoft. L'exemple du français est plutôt intéressant car nous tenons là la keynote la plus intéressante, même si elle n'est pas renversante pour autant. A noter qu'une présentation privée de Nintendo doit intervenir dans la nuit (du même type que celle ayant dévoilé l'existence de Smash Bros Brawl à un E3 précédent). Nous vous tiendrons informés si le jeu en vaut la chandelle.

075c83a7c626d1e5bb6cdf676bf559cc.jpgCommençons par Capcom, si vous le voulez bien. L'éditeur d'Osaka n'avait qu'une seule chose à dire à cet E3 : un film Lost Planet est en chantier. Youpi, ça nous fait une belle jambe. Pour obtenir du neuf, il fallait plutôt lorgner du côté du Japon où Famitsu dévoilait les premières images de Dead Rising Wii. La qualité graphique a bien sûr subit de plein fouet le passage de la console HD de Microsoft à la petite dernière d'Oncle Shigeru, mais on nous promet un jeu proche de l'original, avec une utilisation accrue des possibilités offertes par la Wiimote. Du côté de Konami, les rares courageux a avoir eu la ténacité de voir la conf en direct n'ont pu cacher leur déception. Des vidéos des deux prochains Castlevania étaient mises en avant (chouette pour Order of Ecclesia sur DS, et pourri pour le Judgement sur Wii, allez mater les vidéos qui traînent ça et là sur le ouèbe enflammé). Pour ceux qui se posent la question, pas de MGS4 sur Xbox 360. Le syndrome FF XIII n'a donc pas eu lieu, tant mieux pour Sony. Concernant Activision, la fête bat son plein : rappel de toutes les grosses licences, nombreuses adaptations commerciales (James Bond et cie), les fêtes de fin d'année devraient être florissantes pour le super-gros éditeur neo-français.

a87fac8dbc1f6fca5214d5187c8763f5.jpgC'est à la conf Ubi qu'il fallait assister pour venir chercher un peu de bonheur. Peu de surprises mais beaucoup de bons titres en perspective. Un présentation in-game du nouveau Prince of Persia a été effectuée, l'occasion de voir vivre la direction artistique épatante du titre de la firme française, croisement de Okami, ICO et Shadow of the Colossus. Niveau gameplay, le tandem composé du Prince et de la charmante Erika permet une foule de mouvements combinés, la frêle jeune femme jouant, peu ou proue, le même rôle que le rewind dans la trilogie précédente, à savoir à prévenir les game-over. Un saut mal ajusté ? La demoiselle vous tend la main pour revenir quelques mètres en arrière. Le but : ne pas frustrer les joueurs en leur affichant des écrans de game-over répétés et fluidifier l'action. Des combos sont aussi à prévoir entre les deux persos durant les phases de combat, où les héros affrontaient un Hunter, sorte de Némésis, ayant "corrompu" le moindre alentour. Très prometteur en tout cas. Ubisoft nous a aussi montré le nouvel épisode de la franchise Naruto, prenant la relève à la minute près du décevant Rise of the Ninja et offrant la possibilité de switcher constamment entre trois persos aux pouvoirs complémentaires. Et comment finir sans parler de I Am Alive, nouveau projet de la firme aux mains de Darkworks (auquel Ubi a collé l'étiquette Jade Raymond pour faire monter le hype). Un titre à l'ambiance survival proche de I Am a Legend, Cloverfield et du jeu SOS Final Escape. Allez zieuter un coup le trailer pour vous faire une idée. Je voulais juste, pour terminer, mettre l'accent sur le nouveau trailer de Mad World, noueau projet des ex-de Clover. Ce titre à sortir sur Wii, s'annonce absolument jouissif ! Petit coup de cœur donc. Voilà donc un petit résumé des conférences de cet E3 qui restera dans les annales pour sa médiocrité. Rendez-vous à Leipzig ?

Nous ajoutons les informations de la nuit sur la table ronde de Nintendo même si cela n'a pas été des plus passionnants. Outre une nouvelle présentation de Wii Sports Resort et de Wii Music, nous avons vu que Animal Crossing présenterait certains défauts connus dans la version DS mais proposerait des compatibilités sympathiques avec la portable. Et puis enfin, annonce sans l'être, Shigeru Miyamoto a prononcé une phrase : "nous travaillons sur Pikmin 3", il faudra s'en contenter tant la politique de la maison est d'annoncer vraiment les jeux quand ils existent, donc rien de neuf, c'était bien la peine.

Notons également le geste de Sony qui a annoncé l'arrivée de PS3 80 Go en remplacement des modèles 40 Go en Europe pour le 27 août. Si cette annonce en décidera certains, elle décevra sans doute les acheteurs de la console dans le cadre de la sortie de MGS4.

1er jour - conférence Microsoft
2éme jour - conférences Nintendo et Sony

Posté par CouCou

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E3 08 - 2ème jour

Posté le 16 juillet 2008 dans Dossiers

cbd2c33604f6718f083e34325610e5bb.jpg“We promise to keep the world smiling”. C’est avec cette simple phrase que s’est ouverte la conférence de Nintendo, comme un mot d’ordre pour le déroulement de l’évènement et c’est donc une femme, Cammie Dunaway, Vice-Présidente exécutive Sales & Marketing de la Nintendo America, qui ouvre le spectacle. Une femme, c’est un peu comme si Nintendo poussait sa stratégie publicitaire (qui met désormais beaucoup de femmes en avant) sur la scène de l’E3 mais son rang rend sa présence parfaitement légitime et ça fait du bien de changer. La voilà donc à vanter son sourire crispé et à raconter sa vie, son fils, ses vacances à la neige et son accident de snowboard (photos très réalistes à l’appui) pour introduire un Shaun White pas très emballé. Après une démo de balance board qui n’amusait qu’elle ce dernier sort et c’est là que le Big Boss fait son entrée.

b48792ba69f30646bd574cf827329283.jpgPas de David Hayter à la traduction, c’est dans un anglais très personnel que Satoru Iwata s’adresse à la foule. Après un peu d’auto congratulations sur ces 5 années de présidence, il nous sert donc un discours sur les paradigmes qui régissent le marché actuel, les jeux pour tous (illustrations à l’appui), les jeux qui vendent longtemps (Brain Training, Nintendogs, Mario Kart etc…), le fait que les jeux simples touchent le public (Wii Sports, Wii Play, Wii Fit) mais il précise que malgré ça, les joueurs doivent savoir que les équipes responsables des Mario et Zelda sont actifs sur de nouveaux projets. Le mot d’ordre de Big N est de détruire la barrière psychologique, en tant que pionniers et créer les nouvelles directions du marché. Enfin, il laisse place au contenu avec un premier jeu, Animal Crossing City Folk. Prévisible et très classique avec un plus Wifi, il aura servi à introduire le Wii Speak, un micro “révolutionnaire” qui se pose sur l’écran et qui permet à tout le monde dans la pièce de parler.

a79891d8c5459e05eee31d756282c23b.jpgVoici venir sur scène le tant attendu Reggie Fils-Aimé qui nous noie de chiffres et de formules toutes faites avant d’annoncer trois jeux (le catalogue étant d’après lui trop riche pour être étalé). Star Wars Clone Wars et ses combats au Sabre Laser, Les lapins crétins et leur balance board quasi obligatoire et le plus conventionnel Call of Duty World at War au Wii Zapper. De retour, Cammie nous lance sur la DS, Guitar Hero On tour decades et son échange de chansons, Spore, un nouveau Pokémon Ranger et en seule surprise, GTA Chinatown Wars prévu pour cet hiver mais sans images. La suite réside dans la volonté de faire de la DS une plateforme multimédia, une sorte de PDA, bref Nintendo l’ouvre beaucoup pour jouer au précurseur et bien moins quand c’est les suiveurs mais c’est le lot de chacun. On en profite pour un retour sur le Wii Motion Plus déjà vu en première journée sans parler de la consommation de l’engin mais illustré par Wii Sports Resort (les deux seront vendus ensemble)

b448805cb3e3b26f8d845913548738cc.jpgEnfin, clou du spectacle, Wii Music fait son show avec les accessoires bien connus. Là aussi, le concept peu abouti déçoit avec des pistes déjà enregistrées (on ne donne qu’un rythme apparemment) et une orientation très grand public pour payer les droit de faire de l’air banding dans son salon… on note toutefois que la batterie notamment (avec balance board) semble bien rendue et non scriptée, à vérifier avec tout ce matériel. Finalement, Nintendo avait annoncé un contenu Gamer mais il faut croire que Nintendo s’est perdu en cours de route. Ce ne sera pas pour cette année avec un contenu bien fade et un constructeur qui s’assied sur sa position et continue de nourrir le public qui le soutient. C’est donc tout frustrés et bien conscients que Nintendo veut nous plumer que l’on les laisse. N’oubliez pas qu’il vous faut la console, plus la wiimote, plus le nunchuck, plus le micro, plus la balance, plus le wii motion plus et on verra ce qui suivra mais ouvrons les yeux sur les tarifs.

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I was the number One

Nous voilà donc au dernier constructeur, conscient des prestations précédentes et je ne serai pas aussi exhaustif qu’avec Nintendo pour passer immédiatement à de l’analyse, en effet, chez Sony ce n’est pas mieux, on a failli s’endormir tant c’était poussif et peu engageant avec un Jack Tretton bien seul face à l’auditoire. Ca change après l’action en groupe de Nintendo et c’est donc dans une ambiance grand spectacle mais avec retenue qu’a eu lieu la conférence. Voici donc ce qu’il nous a offert.

Passons les premières gloires, le regard sur le passé dont devrait un peu se passer Sony tant on attend une réaction de leur part. On attaque le vif du sujet avec Resistance 2 et une scène très impressionnante contre une créature gigantesque dans le Chicago de 1923. L’effet est réussi mais on laisse vite traîner les yeux sur les textures fades, la modélisation simpliste de certains décors, une scène qui en met plein les yeux mais bien trop scriptée pour réellement enthousiasmer. On poursuit sur une très bonne idée puisque les chiffres d’activité sont présentés dans un niveau de Little Big Planet ce qui donne l’occasion de parler du futur hit communautaires de la PlayStation 3. Après une petite avancée, on revient sur PS2 pour parler de quelques sorties à venir comme Yakuza 2, Dynasty Warriors Orochi 2 et tous les jeux sportifs multiplateformes. Bon… et puis derrière on étale les futurs packs promo américains.

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Allez, on regarde devant, avec le PSN, la VoD a la part belle avec un service américain qui doit ouvrir aujourd’hui et puis l’annonce de Ratchet and Clank Future Quest for Booty disponible cet été sur le PSN pour environ 15 €. Enfin du neuf, on n’y croyait plus et cette suite ne surprendra certainement pas mais elle rassure sur la santé de la PS3. On voit ensuite tout les jeux téléchargeables déjà connus comme Siren, Pain et autres. Enfin, pour finir avec l’Internet, une présentation du Home qui est bien avancé.

Alors que tout le monde s’endort, c’est au tour de la PSP, qui ouvre le bal avec son Resistance. Rien d’alléchant, c’est vraiment un trailer classique sur un jeu troisième personne basique au premier abord. C’est ensuite plus alléchant avec l’apparition rapide de Loco Roco 2, Patapon 2 et d’un surprenant Valkyria Chronicles. Ce sera tout, c’est très cheap, on nous rebascule sur PS3 histoire d’être encore moins captivant. Un coup de DC Universe Online, qui peut être la réussite d’un projet comme City of Heroes. Après, encore un fouillis d’images où l’on pioche du Prince of Persia déjà aperçu hier ou du Motorstorm, des portages comme Bioshock et du multi. Enfin, avant le final, une annonce de baisse de prix aux USA des modèles 80 Go, rien pour l’Europe ? ça nous aurait étonnés…

Enfin, pour le final, trois jeux, MAG pour ce qui est du multi et qu’on attendra de voir plus en détails, inFAMOUS de Sucker Punch mais surtout, un misérable teaser du tant espéré God of War III. Finalement, il n’y aura presque pas eu de surprises ou pas les bonnes et là où le concurrent direct a frappé fort, Sony est resté bloqué, on se demande jusqu’à quand.

Finalement, ces deux présentations ont été particulièrement fades. La première à cause d’un trop plein de confiance qui fait que l’on se demande si Nintendo va revenir sur certains éléments de sa politique et la seconde comme confirmation d’un immobilisme qui dure depuis bien longtemps. On se retrouve donc avec deux compagnies qui vivent sur leurs acquis et qui déçoivent, la suite du salon prouvera peut-être le contraire mais cela semble compromis pour cette année.

1er jour - conférence Microsoft
3éme jour - conférences éditeurs tiers

Posté par ChrisPix

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E3 08 - 1er jour

Posté le 15 juillet 2008 dans Dossiers

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Comme promis, CS y va se son laïus sur cet E3 2008. Pourtant, point question ici de relayer l’ensemble des news dévoilées hier, mais seulement d’analyser avec (un tout petit peu) de recul, la tendance de ce premier jour et les conséquences à prévoir. Il en sera fait de même pour mardi et mercredi. Commençons tout de suite avec le lancement des hostilités, on y parlera de Microsoft, de Square et (un peu) de Nintendo.

Débutons par le dernier de la liste. Sans doute désireux d’occuper le terrain dès le départ et de couper l’herbe sous le pied de Microsoft, la firme de Kyoto a balancé, l’air de rien, une première cartouche, bien avant la conf de Microsoft. Photo à l’appui, Nintendo dévoile donc la Wii Motion Plus, un petit appendice venant se greffer au cul (ce n’est pas sale) de votre Wiimote. Son but ? Améliorer la reconnaissance de mouvement, en permettant à la console de définir la place de votre manette dans l’espace. Comprenez par là qu’il sera possible de simuler un duel à l’épée de façon photocopié avec votre mouvement du poignet, en lieu et place des coups « à peu près » aperçu dans Red Steel ou Zelda Twilight Princess. Et en plus, si les promesses sont tenues, le temps de réponse sera inexistant. Alors, bonne nouvelle, ceci ouvre de nouvelles perspectives pour la machine de Nintendo. Des contrôles accrues, plus immersifs et offrant tout bonnement d’autres possibilités, et on se prend à rêver que la perspective de développer des soft plus gamer ai dicté cette update. Revers de la médaille : on aura alors la Wiimote telle que Nintendo nous la vendait dès le départ, et il faudra encore débourser. Plutôt abusé, dans le fond… A confirmer ou infirmer dès demain. Stay tuned.

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Le Wii Motion Plus

A 19h30, heure française, a débuté la conf de Microsoft. En vrac, et comme à son habitude, la firme de Redmond a lorgné ce qui se fait à droite et à gauche pour en faire son cheval de bataille. La Xbox 360 aura bien son Eye Toy, son Singstar, ses Mii (développés sous la houlette de Rare) et son Home (nouveau Dashboard). Pas de trace de pseudo-Wiimote ou de Newton. Microsoft prend-il la température de ce virage casual avant d’en dévoiler plus ? Possible. Mais surtout, Microsoft aura son FF XIII. Alors que la politque de multi-support tout azimut de Square Enix ne laissait guère de doute (avec son White Engine compatible multi-plateforme), voici qu’est confirmé le premier choc de cet E3. Cependant, la sortie sur le territoire nippon n’est pas assurée, mais le titre sortira vraisemblablement en même temps sur PS3 et Xbox360 en Europe et aux States (nous serons bien entendu les derniers servis). Square a aussi fait étalage de son soutien au géant américain en confirmant l’exclu d’ Infinite Undiscovery (chiant à écrire ce titre) – 5 septembre en Europe -, l’exclu temporaire de Last Remnant (annoncé sur PC au passage et dispo avant le 20 novembre donc) et la sortie de Star Ocean 4 pour le printemps prochain (exclu totale, partielle ? Parions sur la deuxième option).

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Star Ocean Last Hope

La conf a également permis à la firme de Billou (oups, il va falloir perdre cette habitude) de faire le point sur ses grosses sorties à venir : Resident Evil 5 pour le 13 mars en sortie modiale, jouable en coop online (en solo, le second perso sera géré par la console) pour un titre qui s’annonce comme un RE4 « plus plus plus » avec des environnements à priori variés. Fini le temps du survival, place au jeu d’action à l’américaine. Un peu à la Gears of War 2. Parlons en tiens du hit en puissance d'Epic : des décors plus « vivants », une atmosphère encore plus apocalyptique, pas de doute, GoW 2 va aussi jouer dans la surenchère par rapport à son aînée. Sorti le 7 novembre prochain. Voici donc deux gros jeux, qui s’annoncent dantesques, bien que peu originaux. Mais le plaisir sera sans nul doute au rendez-vous. Sinon, Fable 2 a été annoncé comme terminé par Peter Molyneux et sera laché en octobre. Un gros catalogue de fin d’année, comme l’an dernier en somme (je ne vous parle pas des demos de Banjo 3, Fallout, Project Origin, etc.). Voilà un programme alléchant avec de quoi ravir les gamers, tout en lorgnant sérieusement du côté des casual.

Au final de cette première journée, on constate l’absence médiatique de Sony et un gros camouflet subi par la firme japonaise après la déconvenue FF XIII. Le Versus est toujours annoncé comme exclu PS3, mais vu le développement peu avancé du titre, nul doute que l’aspect business sera abordé un jour ou l’autre. Il faudra du lourd à Sony à sa conférence de demain pour faire contre-poids et contenter les acheteurs de la machine. Mais à part un potentiel God of War 3 et le nouveau jeu de la team ICO, il reste peu de munitions à la firme de Kaz Hirai.

2ème jour - conférences Nintendo et Sony
3éme jour - conférences éditeurs tiers

Posté par CouCou


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MGS Portable OPS : l'erreur de parcours

Posté le 16 juin 2008

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Sur un plan purement ludique, MGS Portable OPS représente, à mes yeux , le premier raté de la saga. Son système de jeu, pourtant parfaitement adapté à la PSP de Sony lui a fait perdre son essence et son challenge. L’ajout d’un mode multi (assez hors sujet, à mon humble avis) ayant directement joué un rôle sur le déroulement du gameplay (recrutement d’unités alliés, etc.). Si Portable OPS possède un seul intérêt, il le tient de son scénario, encore une fois très bien construit et riche en personages forts. A ce sujet, la progression de l’histoire se fait exclusivement via les cut scenes (oubliez les phases de codecs), qui s’habillent d’atouts assez surprenants. Ces phases utilisant traditionnellement le moteur du jeu font place à des planches de BD d’une qualité exceptionnelle, et de surcroit super dynamique. Elles représentent un ravissement pour les yeux, mais ne peuvent faire oublier les errements du soft par ailleurs. Un détail de la story line, et dévoilé à la toute fin de l’aventure, apporte en tout cas un grosse info aux mordus de la saga, et nul doute que le scénar de MGS4 tiendra compte de cette affirmation.
Pour avoir droit à un autre son de cloche, voici le test de Portable OPS effectué à sa sortie dans CS par Philippe

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Otacon
Plus fidèle ami de Snake depuis leur rencontre à Shadow Moses, cet ancien otaku passionné de japanimation finira par accepter son destin et combattra de toutes ces forces le Metal Gear et les puissances qui l’utilise au sein de son organsiation Philanthropy. Meurtri par le décès de sa sœur EE dans Sons of Liberty, Hal Emmerich, de son vrai nom, mettre tout son savoir et ses connaissances au service de Snake. On le retrouvera dans Guns of the Patriots au commande du Mk-II, modèle miniature du Metal Gear, que l’on avait pu apercevoir dans Snatcher. Participant au combat, mais jamais sur le champ de bataille, Otacon représente le scientifique naïf qui croit œuvrer pour le bien, mais dont toutes les inventions se retrouveront utilisées à des fins guerrières (tout comme Sokolov dans Snake Eater, ou bien Albert Enstein dans la vraie vie).

Dossier 9/12 : MGS Portable OPS : l'erreur de parcours
Dossier 8/12 : MGS 3 Snake Eater : l'accomplissement et l'apaisement

Dossier 7/12 : MGS 2 Sons of Liberty : l'oeuvre d'un créateur
Dossier 6/12 : MGS the Twin Snakes : l'emergence publique de Kojima
Dossier 5/12 : MG et MG 2 : les origines
Dossier 4/12 : MGS 4 : l'hideo-logie Kojima, partie 2

Dossier 3/12 : MGS : l'hideo-logie Kojima, partie 1
Dossier 2/12 : MGS 4 : le point sur ce que dévoilent les trailers
Dossier 1/12 : MGS 4 : l'nfluence cinématographique des trailers

Posté par CouCou

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MGS 3 Snake Eater : l'accomplissement et l'apaisement

Posté le 15 juin 2008

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Avec Snake Eater, Kojima revient à quelque chose de plus naturel, de plus « jeu vidéo » aussi, mais signe son œuvre la plus aboutie, la plus mature, la plus maitrisée. On est face à un nouveau monument du jeu vidéo. Sans l’esbrouffe un brin caractéristique de son Sons of Liberty, Kojima nous offre un jeu empli de poésie, d’amour et de mélancolie. L’histoire, moins complexe , laisse apparaître, aux premiers abords, un sujet bien plus linéaire et évident que celui perçu par MGS2. Mais en aucun cas plus simple. Au delà des questionnements existentiels sur ce que représente réellement un ennemi, ou encore sur les problèmes liés au sacrifice, Snake Eater nous narre simplement l’histoire d’un homme. D’ailleurs, ce MGS3 se permet même le luxe de remettre toute la série en perspective, tellement l’incarnation du méchant qu’on s’acharnait à nous présenter dans les opus précédants vole en éclat. Par ailleurs, le soft se permet également de faire progresser la série sur d’autres plans, purement ludiques cette fois (camouflage, système de soin, etc.). Le fait de situer l’action dans les années soixante a permis l’instauration d’une ambiance presque surréaliste, mélange de James Bond et de western spaghetti. Finalement, Snake Eater parle de choses simples, mais le fait avec une justesse rarement tutoyée jusqu’à présent dans le milieu du jeu vidéo.

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Revolver Ocelot
L’agent triple par excellence, Ocelot se retrouvera de tous les complots, quelque soit le MGS traversé. Il s’impose aussi comme l’un des piliers de la série (l’anti Big Boss) et son caractère arrogant et tchatcheur ne lui empêche pas de reconnaître la valeur de ses ennemis. Fine gachette dans l’âme, ce « bras armé » des Patriotes se révèlera comme un bourreau sadique (d’où son surnom de Shalashaska) redouté de tous. Mais sa « contagion » par l’esprit de Liquid Snake à la toute fin de Sons of Liberty laisse planer un doute sur son devenir. Est-il désormais prisonnier de son enveloppe charnelle, complètement dominé par l’âme de Liquid, ou bien patiente-t-il en attendant son heure ? Connaissant le passif du personnage, je pencherais sans hésiter pour le deuxième option.

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Posté par CouCou

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MGS 2 Sons of Liberty : l'oeuvre d'un créateur

Posté le 14 juin 2008

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Propulsé comme génie après son somptueux MGS1, Kojima n’en finit plus de faire languir la planète avec son MGS2 Sons of Liberty. Sorti sur PS2, ce soft a déchaîné les passions, pour devenir finalement bien plus qu’un « simple » jeu vidéo. Voici tout bêtement l’une des premières œuvres artistiques du milieu. Dans MGS2 tout est poussé à son paroxysme : la mise en scène et les moments de bravoure rappellent les films hollywoodiens, l’histoire emprunte des détours métaphysiques inattendus, et Kojima se permet même de prendre le joueur (et donc tout son public) à parti. On peut dire que le créateur japonais à fait sa « crise d’adolescence créative » avec MGS2, tellement ses choix surprennent et vont à l’encontre de ce que l’on peut appeler le « fans service ». Alors il est vrai que les circonvolutions de Sons of Liberty peuvent laisser de marbre, pourtant il n’empêche que l’on a affaire à l’un des jeux les plus audacieux jamais créé. Les derniers instants de l’aventure raisonnent encore comme la première tentative réelle d’utilisation du media jeu vidéo comme ce qu’il est : un formidable outil interactif. Définitivement culte.

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Raiden
Héros surprise de MGS2, Raiden s’est très vite attiré le couroux des adorateurs de Solid Snake. En effet, ce bel éphèbe blond n’est ni plus ni moins qu’un débutant du champ de bataille (c’est ce que l’on croit au départ) et se retrouvera pris dans une guerre entre ses employeurs (les Patriotes) et son père adoptif (Solidus Snake). Sa personnalité effacée et son côté un peu boyscout s’explique tout de même par la mise en abyme provoqué par Kojima vis à vis du joueur pour son avatar, et son retour dans MGS4 ne s’annonce que plus tonitruant. Désormais « cyborgisé », Raiden paraît invincible et tranche des Metal Gear Gekko à la pelle avec une classe folle.

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Posté par CouCou

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MGS the Twin Snakes : l'emergence publique de Kojima

Posté le 13 juin 2008

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Metal Gear s’offre pour sa transition en 3D le rajout du suffixe Solid. Ceci deviendra le nom commercial le plus connu de la saga et marquera son arrivée comme grosse licence du jeu vidéo. Pourtant, à bien y réfléchir, ce MGS n’est ni plus ni moins que la transposition, en 3D, des mécanismes de gameplay déjà instaurés dans les deux premiers MG. Mais, à la manière de Mario 64, cette version s’est avérée sublimer le concept initial, pour en faire l’un des plus grands titres jamais sorti sur console. C’est également avec cet opus que prennent vie les incroyables persos dessinés par Yoji Shinkawa. La team Fox Hound a acquis immédiatement le statut de culte, tellement chaque protagoniste crevait l’écran. Sniper Wolf, le Ninja, tous ces noms associés à des situations incroyables, qui doivent encore raisonner dans la tête de chaque joueur. Mais c’est aussi dans ce MGS que Kojima va réellement mettre en pratique sa recherche d’interaction avec le joueur / spectateur. Le déroulement du soft est très cinematographique, très soigné, rendant l’immersion totale. Pourtant Kojima nous rappelle à chaque minute qui passe que nous sommes bien dans un jeu vidéo. MG2 avait déjà amorcé cette tendance, mais Twin Snakes va plus loin. A ce sujet, la séquence de Psycho Mantis restera dans les annales, avant de voir ce phénomène prendre une ampleur sans commune mesure avec MGS2.

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Liquid Snake
Deuxième fils de Big Boss, Liquid Snake souffre d’un complexe d’infériorité vis à vis de son frère Solid Snake et de son père. Persuadé d’avoir été le laisser pour compte lors du projet Les Enfants Terribles (alors qu’on apprendra finalement qu’il est porteur des gènes dominants de son père, contrairement à ce qu’il croit), il n’aura de cesse de prouver sa valeur, allant jusqu’à vouloir ressusciter la nation de soldats Outer Heaven mise sur pied par son paternel. Liquid, contrairement à Snake, n’a pas réussi à dépasser son statut de vulgaire clone du « plus grand soldat du XXème siècle » et souffre de cet état de fait. Vaincu par son frère, sa ténacité lui permettra tout de même de « survivre » au travers de son bras (!) et de prendre possession du corps du greffé, Revolver Ocelot. Il se pose donc comme la principale menace de Guns of the Patriot.

Dossier 9/12 : MGS Portable OPS : l'erreur de parcours
Dossier 8/12 : MGS 3 Snake Eater : l'accomplissement et l'apaisement

Dossier 7/12 : MGS 2 Sons of Liberty : l'oeuvre d'un créateur
Dossier 6/12 : MGS the Twin Snakes : l'emergence publique de Kojima
Dossier 5/12 : MG et MG 2 : les origines
Dossier 4/12 : MGS 4 : l'hideo-logie Kojima, partie 2

Dossier 3/12 : MGS : l'hideo-logie Kojima, partie 1
Dossier 2/12 : MGS 4 : le point sur ce que dévoilent les trailers
Dossier 1/12 : MGS 4 : l'nfluence cinématographique des trailers

Posté par CouCou

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