26.04.2008
Tendance : la 2.5D, 1ère partie

Une tendance est, pour petit rappel, une chronique débutée dans Console Syndrome 5 essayant de visualiser les virages que va prendre le média jeu vidéo. Que cela soit le futur d’un genre, d’une machine ou d’un éditeur, la tendance est une mini analyse à un instant T constatant un état de fait ou une projection dans l’avenir. La tendance d’aujourd’hui est une constatation et une analyse du phénomène de la 2.5D.
Ok mais la 2.5D c’est quoi ? C’est entre la 2 et la 3 dimensions, et c’est à la mode aujourd’hui dans notre beau média. Mais attention à l’amalgame des termes et des significations. En effet la 2.5D c’est pour beaucoup (et surtout les vieux de la vieille) le principe qui désigne l’astuce utilisée dans la conception du jeux pour faire apparaître un milieu 3D avec une charte graphique 2D, en donnant par exemple des valeurs de hauteur aux mur comme l’a fait à l’époque Doom pour donner cette illusion de fausse 3D. Et bien aujourd’hui je ne parle pas du tout de ça, ce qui nous intéresse ici, c’est les jeux qui ont un environnement 3D, que cela soit les personnages ou les décors, mais avec un gameplay 2D.
Ce procédé très en vogue en ce moment est utilisé pour des remakes, pour des softs de type «Live» (c'est-à-dire downloadable sur XBLA, CV ou PSN) et des suites de séries bien connues. Vous ne remarquez rien ? Et bien toutes les utilisations de la 2.5D cherchent à titiller notre cordelette nostalgique. Pour les remakes c’est évident, la 2.5D va mettre au goût du jour des graphismes désuets, mais non sans charme, et sied mieux à un vieux public friand de souvenirs. Mais aussi (et c’est là que le coup est double), à un nouveau public réfractaire à ces pixels grossiers et qui ne demande qu’une chose : de la débauche visuelle. On peu citer dans les remakes connus : Ultimate Ghosts’N Goblins et The Dracula X Chronicles sur PSP qui sont deux pépites que je recommande à tout le monde, qui feront découvrir au plus jeunes deux sagas légendaires, et pour les plus vieux, ces jeux offriront un voyage dans le temps nouvelle génération.
Ensuite les téléchargements de jeu de type arcade, ou vieilles reliques de nos anciennes machines sont bien sûr la cible des plus anciens joueurs, qui veulent replonger dans leurs anciens softs, sans avoir à rebrancher tous les câbles des machines pleines de poussières. Et dans ce cas la 2.5D fait encore sont boulot de choc émotionnel inter-générationnel. Le meilleur exemple, et il me tient à cœur, est le remake en 2.5D de l’original de Prince of Persia (de Jordan Mechner) mais à la sauce de PoP Sands of Time (le premier volet sur PS2). Le résultat est sublime sous tous les aspects. L’orignal est parfaitement respecté et les graphismes font une passerelle géniale entre l’œuvre de Mechner et la technologie actuelle, et tout cela en passant par l’épisode d’Ubisoft…, si c’est pas magnifique !
Lire la seconde partie de l'article
Posté par Med
15:50 Publié dans Articles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tendance, 2.5D, castlevania, prince of persia, ghouls and ghosts
25.08.2007
Prince of Persia - Les Deux Royaumes
Soyons clair, en trois numéros de Console Syndrome (je compte le pilote, qui est total collector) je me suis occupé de tous les articles consacrés à Prince of Persia. Que ça soit sur consoles de salon ou portables, à savoir quatre papiers sur le prince. Je suis un grand fan du travail de la PoP team. La conclusion arrive vite à votre tête, quelle objectivité ce gus va avoir sur ce jeu, il va encore nous pondre une cascade de louanges et ne nous parler que des points positifs du soft, façon King Kong. Certes, vous avez presque raison, car pour King Kong la rubrique n’est pas un Test mais un Sorry (cf sommaire pour comprendre le principe de ces articles), et pour PoP3 je vous l’accorde. Je vais donc procéder en trois temps, une partie de présentation chère à chaque rubrique, une seconde où je résisterai contre mon amour de la série et où je lutterai à chaque mot pour conserver une objectivité totale, et une dernière où je libérerai après une grande frustration mon dévolu d’affection en ignorant tout ce que doit faire un journaliste. Donc si vous continuez cet article, vous êtes comme moi fan de la série, ou curieux de voir comment va finir ce texte, ou sadique, en riant d’un homme qui fait une intro en s’attaquant lui-même et en prêchant un certain pardon, qui n’a évidemment pas lieu d’être vu mon professionnalisme paroxystique.
Commodité de rigueur
Après avoir brisé les Sables du temps dans le premier volet de la trilogie, et malgré avoir été traqué sept ans par le Dahaka et être allé jusqu’à l’île du temps pour convaincre l’impératrice de ne pas créer ces sables dans le second chapitre, le vaillant prince se trouve dans cette conclusion face à un Babylone en guerre. L’incompréhension s’empare de lui, car tout aurait dû s’arrêter, les Sables étant non créés, et les sept ans de malheur devraient être balayés pour laisser place - enfin - à un retour à la tranquillité. Mais le temps n’aime vraiment pas qu’on se joue de lui. Et c’est en arrivant par la mer au bras de Kaileena (en effet si vous avez terminé PoP 2 avec la vraie fin, c’est-à-dire en trouvant les neuf fontaines secrètes, vous savez que l’impératrice est maintenant de votre côté), que le prince trouve sa ville natale en proie aux flammes. Echoué sur le rivage, vous assistez impuissant à l’enlèvement de votre belle. Plus vous vous engouffrez dans la ville, plus la désolation ensevelira le jeune héritier. Le vizir du premier épisode n’est pas mort, et la dague étant rendue et le médaillon détruit, les aventures de PoP 1 ne se sont pas déroulées. Et donc, le vizir est bel et bien vivant, toujours plus assoiffé de pouvoir. A la suite d’un évènement (non dévoilé pour cause de spoiler), la ville de Babylone sera recouverte par la puissance des sables. Le prince étant à proximité de l’évènement, il sera affecté par la malédiction. Ce blasphème aura pour conséquence de révéler chez lui, sont côté le plus sombre. Une sorte de nouvelle entité va naître chez lui. Ce Dark Prince a une conscience propre, manigançant derrière le - gentil - prince de sombres plans.
Une objectivité sans faille
Sincèrement, après avoir fini le jeu, je me suis mis à réfléchir sur les défauts du soft, en mettant de côté mon penchant pour la série. En laissant les louanges pour ma dernière partie, je vais donc pinailler à mort pour essayer d’extraire les lacunes de ce troisième PoP. La première chose serait le manque d’innovation : peu de nouveaux mouvements ont fait leur apparition et le gameplay reste grosso modo le même. En ce qui concerne les graphismes, les visages sont modélisés de façon assez grossière, surtout quand on voit la qualité atteinte dans des softs tels que Soul Calibur 3. Mais rien de grave, le jeu est tout de même d’une grande qualité cosmétique pour cette génération de console. De plus les cinématiques sont belles avec un certain grain d’image, mais n’ont pas la clarté de production Squarienne, Capcomienne ou encore Namcomienne. Côté technique, le jeu pêche par des ralentissements assez fréquents. Et pour finir, les voix off, élément primordial de l’immersion, sont gâchées par une très mauvaise gestion des volumes, ce qui commence à devenir une habitude avec Ubisoft (Splinter Cell). Voilà, c’est terminé, je me suis fait assez mal, passons aux réjouissances.
Quand les mots ne suffisent pas
Je vais commencer par répondre à mes propres critiques (je deviens vraiment schizo). Certes, la modélisation est moyenne, mais les graphismes affirment une certaine assurance en affichant des décors somptueux, mettant en scène des paysages sublimes comme l’une des sept merveilles du monde : les jardins suspendus, un plaisir pour les yeux. Pour l’originalité, Ubi a tout de même insufflé du neuf avec des phases en chars et notamment avec une nouvelle orientation du jeu, plus infiltration. Chaque combat pourra être engagé de deux manières, l’une bourrine, en fonçant comme un idiot dans le tas, et une seconde, plus fine, où vous userez du Speed Kill, nouveau mouvement basé sur la discrétion. Ainsi vous achèverez vos victimes (jusqu’à trois d’un coup, avec la plus grande des classes) dans le dos, comme un vil fourbe. Le jeu s’aborde donc différemment selon votre envie. Entre la discrétion et la facilité brutale, quelles armes choisirez-vous ? Chaque épisode apporte quelque chose d’essentiel : le premier a bâti les fondations avec une ambiance, un gameplay exemplaire, un level design génial, une balance action / plate-forme et une nouvelle façon d’immerger le joueur en lui livrant les pensées du héros - unique. Le second confirma en affirmant le côté action, en imposant une ambiance sombre et violente. Et le troisième est le vrai melting pot de tout ça, prenant le meilleur de chacun : l’ambiance des Mille et Unes Nuits, une histoire soutenue et de grandes qualités (sans être alambiquées comme le deux), des persos charismatiques et attachants (Dark Prince), un level design complètement monstrueux de génie (vous ne passerez jamais deux fois au même endroit, le tout se mêle et se croise sans aucune redite, dans une cohérence rarement égalée), des caméras dynamiques ne reflétant aucun problème majeur, avec certaines prises de qualité cinématographique, et bien sûr l’immersion si particulière, chère à la série (une phrase aussi longue, qu’empli de qualité pour le jeu).
Prince of Persia : Les Deux royaumes, est sans conteste l’épisode le plus abouti. Chapardant ici et là le meilleur des deux premiers volets. PoP 3 sait se montrer profond mais efficace. Le Dark Prince est un perso pontifiant, charismatique, drôle autant qu’inoubliable. Il vous fera partager l’aspect schizophrène du prince, et révèlera celui qui sommeille en chacun de nous. Les situations seront parfois drôles et parfois authentiques d’humanité. Un héros assailli par l’amour, hanté par la vengeance, tiraillé par une conscience et une femme, le quotidien de chacun je crois. Une conclusion…la fin mes amis, je ne vous dis que ça, juste, seuls les joueurs ayant terminé les deux premiers pourront apprécier à sa juste valeur cet épilogue haut en émotion. Qu’ajouter de plus si, seuls les allergiques aux jeux de qualité et les cons auront quelque chose à redire.
Avis 2 CouCou
Waouh ! Voilà ce que je peux dire après avoir contemplé la conclusion de ce PoP 3 (et donc de l’épopée). Enfin une saga non japonaise qui s’impose avec une vraie ambiance, un background fouillé et solide et des personnages travaillés. Chaque volet de la trilogie a apporté sa contribution à l’histoire et a proposé une vision différente, mais toujours cohérente, à chaque épisode. Aucun n’était superflu. Alors c’est sûr, on aurait aimé avoir un titre plus long et plus beau, mais les innovations sont bien là. Le Dark Prince impose son charisme avec naturel et respect, et le Speed Kill est vraiment sympa. Ce n’est d’ailleurs pas un gadget, vu comme il simplifie la tâche à certains endroits délicats. Jordan Mechner doit vraiment être fier du résultat.
Posté par Med
15:30 Publié dans Test | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : prince of persia, ps2, ubisoft





























